1. Je connais personnellement le docteur Jean-louis Caccomo depuis juin 2004, date à laquelle je l’ai invité à donner une conférence devant mon Club Perspectives 45, sur le thème "les riches et les pauvres". Il défendait ses conceptions qui sont miennes également de liberté et de responsabilité, ces deux notions intimement liées qui disent bien quelle doit être l’exigence autant morale qu’intellectuelle de tout individu engagé dans la société. Certes, il y a de bons orateurs capables de bons discours. Il y a ceux, plus rares, qui cherchent à mettre en actes ce qu’ils disent. Pour moi et compte –tenu des rapports qui ont été les nôtres, de la qualité de ses publications, de ses nombreuses interventions publiques, de ce que je connais de sa pratique professionnelle et des témoignages que j’en ai reçus, je suis certain que Jean-Louis Caccomo fait partie de ceux-là et que l’exigence morale et intellectuelle qui fonde son parcours n’a jamais failli. Pour faire et valoir ce que de droit. Lionel Fedrigo Orléans Consultant en communication Président de Perspectives 45 Chef d'orchestre philharmonique

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  2. J’ai fait une demande de permission pour le week-end ; il fallait s’y prendre quelques jours à l’avance car la demande était examinée par le préfet. Il fallait surtout motiver cette demande en donnant des objectifs. J’avais deux objectifs : aller sur le campus car ma secrétaire m’avait appris que je devais déménager de bureau ; aller voir mes fils que je n’avais plus vu depuis des mois. Le psychiatre approuva le second objectif mais n’était pas vraiment emballé par le premier alors qu’il passait son temps à me préparer à l’idée que je devais peut-être penser à envisager une reconversion professionnelle. J’ai donc obtenu une permission du samedi 8 h au dimanche 19 h. Les infirmiers prirent soin de me rappeler que si je ne me présentais pas à l’hôpital le dimanche soir à l’heure prévue, c’est la police qui viendrait me chercher. Je ne répondais même pas à cette remarque affligeante. Le jour venu, j’ai pris le bus en direction de l’université. Une fois installé dans le bus, j’avais l’impression d’avoir une étiquette « malade mental » sur le front que tout le monde observait. Je devenais paranoïaque. Je suis descendu à l’arrêt qui se trouve face à l’entrée principale de mon campus et, quand je me suis présenté sur mon lieu de travail, les services de sécurité m'ont refoulé sur ordre de la direction. Ils étaient chargés de m’expulser du campus au cas où je me présenterai. J’étais consterné mais je ne leur en voulais pas. D’ailleurs, on se connaissait depuis des années car ils avaient l’habitude de me voir travailler tard le soir ; ils étaient eux-mêmes désolés mais ils étaient obligés
    d’appliquer les ordres
    . Alors, j’ai quitté l’université pour aller chez moi et récupérer ma voiture. Je n’avais plus qu’à me rendre à Alenya, pour rendre enfin visite à mes fils. La douche fut encore plus froide. Quand leur mère m’ouvrit sa porte, ce fut pour me dire, sans sourciller, que « je n’étais pas le bienvenu » et que « mes fils ne voulaient pas me voir pour le moment ». Après un temps de stupeur, je suis rentré chez moi, dans une maison à l'abandon depuis des mois. J’ai pris conscience que plus rien ni personne ne m’attendait plus désormais à l’extérieur. Alors, j’ai pris un bus et je suis rentré…. à l’hôpital psychiatrique. Etonnés, les infirmiers m’ont demandé pourquoi j’avais écourté ma permission et je leur ai dit, sur un ton résigné et tremblant : « Personne ne m’attend dehors, personne ! »... et je suis retourné dans ma chambre aux murs jaunes. A ce moment, je voulais vraiment en finir...

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  4. Les journées se répétaient, à l’identique et sans fin et sans finalité. Pourtant, aujourd’hui, il allait se passer quelque chose d’inattendu et d’inespéré, même si je ne savais pas quel jour était ce
    aujourd’hui
    ... A 11h30, alors que je faisais la queue pour la prise des médicaments dans le couloir du pavillon qui donnait sur la pharmacie, un infirmier vint vers moi : - Vous avez la visite de votre ami Jonathan ! Je ne savais pas quoi dire car je ne savais pas au juste si j’avais bien compris. Puis, je vis là une excellente occasion d’échapper à la cantine et à cette maudite compote de pommes qui nous servait immanquablement de dessert. Je me suis retiré dans ma chambre alors que l’infirmier m’apporta des vêtements pour sortir au village. Et je me suis retrouvé dans la voiture de Jonathan, le témoin de mon mariage. Il avait dû signer une décharge qui l’engageait à me ramener à 14h sous peine de poursuites. Inconsciemment, je cachais mon visage en me recroquevillant dans le siège, comme pris de panique à l’idée d’aller dans la rue, une sorte d’agoraphobie qui vous surprend quand vous vous êtes habitués à végéter pendant des mois dans un espace confiné et isolé. Très diplomatiquement, mon ami m’a conduit dans une crêperie, sur la place de la mairie où j’ai alors savouré une crêpe à la chantilly. Et je peux vous avouer que ce moment-là, anodin et presque futile en d’autres temps, fut pour moi un moment de bonheur sans égal, qui plongea mes yeux dans un torrent de larmes chaudes. Nous n’avons pas dit un mot. Que pouvais-je bien raconter ? Puis, à 14h précises, Jonathan m’a ramené dans ma prison. Mais d’avoir goûté, ne serait-ce que l’instant de deux heures, à la liberté retrouvée et aux saveurs colorées de la chantilly, me rendit par la suite le séjour à Thuir encore plus insupportable et injuste. Mais ça, personne ne voulait l’entendre...

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  5. La mère de mes fils, qui ne se targuait pas d’être institutrice – elle avait fait dire à son avocat, devant la juge des affaires familiales, que « je me targuais d’être maître de conférences… » - vivait à mes crochets, m’ayant littéralement mis sur la paille puisque j’étais engagé dans une procédure de surendettement. Aujourd’hui, je suis sur le coup d’un avis d’expulsion, étant convoqué au tribunal le 24 août. Encore un été pourri qui se profile alors que toutes les familles s’agglutinent sur les périphériques et sur les plages encombrés. En tout état de cause, depuis ce terrible octobre 2009, où j’ai été happé bien contre mon gré par l’engrenage démoniaque de la psychiatrie, je n’ai guère droit aux vacances. A vrai dire, je n’ai plus de droits du tout car même mes droits élémentaires les plus fondamentaux sont bafoués avec le silence complice de tous. Pendant ce temps, mon avocat me presse de lui régler sa facture car ses vacances approchent… mais mon dossier n’a pas évolué depuis l’été dernier. Tant que mes tortionnaires seront dehors, je subirais des menaces, des pressions et des humiliations au quotidien. Et ceux-là mêmes qui arborent le slogan de Charlie sur le campus laissent faire… Quand on sait ce qui se passe, et qu’on laisse faire ou que l’on ne dit rien, on est aussi coupable que les coupables. Pire encore car les coupables agissent par intérêt tandis que les autres n’agissent pas par lâcheté. Je suis tellement désabusé que je décide donc de couper les ponts avec tout le monde, sauf ma mère qui m’appelle tous les jours et qui demeure aujourd’hui la seule femme en qui j’ai confiance. Ma mère ne connait pas mes fils, ses petits enfants, car leur mère à eux leur a dit que c’était « une personne nuisible qui ne m’avait pas éduqué ». Que peut avoir dans le cœur une femme qui parle ainsi à ses propres fils, leur mettant dans le crâne que je suis un « malade mental » et que leur mamie est nuisible ? Mais si mes fils savaient ce que signifie le nom de leur mère, entaché d’infamie et de déshonneur. Car l'ex maire de Digne-les-Bains (son père défunt) a entretenu le train de vie de sa famille en détournant de l’argent public de la mairie et a été reconnu coupable par la justice et condamné pour cela par l’Etat : http://www.liberation.fr/societe/1997/10/20/retour-de-mandarom-pour-pierre-rinaldi-le-president-rpr-du-conseil-general-des-alpes-de-hautes-prove_217135 Telle maire, telle fille. Quant à mon regretté père, après avoir consacré toute sa vie au service de l’Etat dans la police, plus qu’à sa famille, il mort dans un hôpital psychiatrique et inhumé dans la plus stricte intimité, même la police n’était pas représentée, le commissariat se contentant d’envoyer une gerbe… ce qui était d’un contraste saisissant, mais écœurant, avec les funérailles du Maire de Digne où le tout le département venait hypocritement s’incliner sur la tombe de celui que tout le monde détestait désormais. Tu sais, Maman, nous sommes modestes mais fiers car nous n’avons jamais trahi ni vécu aux crochets des autres grâce à l’éducation sévère - voire militaire - de papa. Ce dernier a même refusé l’héritage de sa propre mère car celle-ci t’avait craché dessus à ton mariage et à ma naissance. La mère de mes fils maintient son niveau de vie en mangeant un tiers de mon salaire et en dilapidant l’argent que j’avais mis de côté pour les études de mes fils… Autre temps, autres mœurs ! Tu vois, nous n’avons ni les mêmes valeurs, ni les mêmes origines, ni les mêmes principes. Et dans la fable de la fontaine du chien et du loup, je préfère encore être le loup : je ne mange pas tous les jours, mais je n’ai pas de laisse au cou… Quant à vous, mes fils, laissez-moi vous dire ceci : mon père a refusé tout de sa mère par honneur (tels sont les Siciliens) et moi, j’ai refusé tout de mon père par ignorance. Ne faites pas la même erreur mes fils.

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  7. Chère (et cher) Madame, Je vous écris pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui m'aurait permis de remplir un peu mon frigidaire désespérément vide. Selon mes calculs, trois nanosecondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement. Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de mon salaire, ma prime de recherche et mes droits d’auteur, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis vingt-huit ans. Il est vrai que vous n'étiez pas encore née... Il faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion pour débiter mon compte des 50 euros de frais pour le désagrément causé à votre banque. Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incité à revoir la gestion de mes finances. J'ai en effet remarqué qu'alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et vos lettres, je suis en retour confronté à l'entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu'est devenue votre banque virtuelle via des messages enregistrés qui font plus barrage filtrant que communication. A partir d'aujourd'hui, je décide donc de ne négocier qu'avec une personne de chair et d'os, appréciant particulièrement la bonne chair. Les mensualités de mon crédit ne seront dorénavant plus automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que je devrai donc sélectionner. Sachez que toute autre personne ouvrant un tel pli consiste en une infraction au règlement postal. Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l'employé(e) désigné(e) de remplir. Il est vrai qu’il comporte huit pages, j'en suis désolé, mais pour que j'en sache autant sur cet employé(e) que votre banque en sait sur moi, je n’ai pas le choix. Notez que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s'accompagner des documents concernés. Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu'il/elle devra révéler à chaque rendez-vous. Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore une fois, j'ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès aux services téléphoniques de votre banque. Mais, l'imitation n’est-elle pas une flatterie des plus sincères ? Lorsque vous me téléphonez, pressez les touches comme suit : Immédiatement après avoir composé le numéro, lequel sera surtaxé par un 0892, veuillez presser l'étoile (*) pour sélectionner votre langue. Ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi ; le 2 pour toute question concernant un retard de paiement ; le 3 pour transférer l'appel au salon au cas où j'y serais ; le 4 pour transférer l'appel à la chambre à coucher au cas où je ferais ma sieste ou autre occupation verticale ; le 5 pour transférer l'appel aux toilettes au cas où je coulerais un bronze ; le 6 pour transférer l'appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison ; le 7 pour laisser un message sur mon PC. Dans ce cas, un mot de passe vous sera nécessaire. Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de contact autorisée mentionnée plus tôt. Le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7 ; le 9 pour toute question ou plainte d'aspect général. Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique qui vous diffusera en intégralité la symphonie n° 9 de Ludwig Von Beethoven ; enfin, le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. J’ai bien conscience que ceci peut augmenter l'attente mais une musique inspirante (le boléro de Ravel) sera jouée durant ce laps de temps. Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai infliger le prélèvement de frais pour couvrir l'installation du matériel utile à ce nouvel arrangement. Respectueusement, Votre humble client.

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  8. Deux cambrioleurs entrent dans une banque. L’un d’eux crie : - On ne bouge plus ! L’argent appartient à la banque. Vos vies vous appartiennent. Immédiatement, toutes les personnes présentes se couchent sur le sol calmement et sans aucune panique. (Ceci est un exemple de la façon dont le bon choix des mots d’un énoncé peut conduire toute personne à modifier sa vision du monde). Une cliente est allongée sur le sol dans une position provocante. L’un des voleurs s’approche et lui dit : - Madame, ceci est un cambriolage, ce n’est pas un viol. Veuillez s’il vous plaît vous comporter de façon appropriée. (Ceci est un exemple de la façon de se conduire professionnellement et de se focaliser sur l’objectif). Alors qu’ils courent hors de la banque, le plus jeune voleur, titulaire d’un diplôme universitaire, dit au plus vieux, qui avait au mieux fréquenté l’école primaire : - Il serait plus prudent de compter combien nous avons volé ! Le vieux lui répond : - Ne sois pas stupide, on a un gros paquet d’argent et il suffit d’attendre les prochaines infos à la télé pour savoir combien on a volé. (Ceci est un exemple montrant que l’expérience vécue est plus importante qu’un simple diplôme universitaire). Après le braquage, le directeur de la banque dit à son comptable : - Il faut appeler la police et leur dire combien on nous a dérobé. Mais alors le comptable de la banque s’exclame : - Avant de faire cela, ajoutons à cette somme ce que nous avons pris pour nous-mêmes au cours des derniers mois ainsi que divers petits détournements et déclarons que le tout nous a été volé. (Ceci est un exemple de la façon de tirer avantage d’une opportunité). Le jour suivant, on apprend, par les infos, que le montant volé à la banque est de trois millions de dollars. Les voleurs se mettent alors à compter leur butin et ne trouvent qu’un million, ce qui leur fait dire : - Nous avons risqué nos vies pour un million de dollars alors que la direction de la banque en a dérobé deux millions sans sourciller. Nous devrions peut-être apprendre comment fonctionne le système bancaire plutôt que d’être de simples voleurs. (Ceci est un exemple du fait que le savoir peut être plus efficace que l’intimidation physique). Moralité générale: DONNEZ UN REVOLVER A QUELQU’UN, IL POURRA VOLER UNE BANQUE, DONNEZ-LUI UNE BANQUE, IL POURRA VOLER TOUT LE MONDE. MAIS DONNER LUI LA CONNAISSANCE, ET IL POURRA VOLER… DE SES PROPRES AILES.

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  10. Je veux saluer le courage des "journalistes" français qui deviennent sourds et muets dès que l'on parle d'internement psychiatrique illégal ou abusif, ou des conditions de traitement des patients dans ces lieux où l'humanité s'est définitivement retirée. Cela se passe en France, pays des "droits de l'homme" et de Charlie, où l'on manifeste si promptement pour défendre son pouvoir d'achat et ses acquis sociaux, mais où l'on se cloitre dans un silence complice si l'on rafle votre voisin... Mais la notion même "d'information officielle" est un terrifiant oxymore : si l'information est officielle, c'est qu'elle a été traitée - supervisée, triée, manipulée - par des instances officielles qui s'échinent savamment à nous présenter ce que nous devons croire et penser. Il en va ainsi de l'information économique. Je veux faire une mention spéciale au mal nommé journal "L'indépendant" qui est devenu la voix de son maître qui ne m'a jamais donné le droit de réponse qui m'est dû alors que mon employer a publié dans ses colonnes que j'étais un "malade mental" (argument récupéré par la juge des affaires familiales pour me retirer la garde de mes fils et par mon propriétaire pour tenter de m'expulser de mon appartement). Mais que penser quand ce journal local publie régulièrement des articles qui font l'éloge des conditions de traitement des patients à l'hôpital psychiatrique de Thuir. A les entendre, ce serait le meilleur des mondes où il fait bon vivre et être soigné alors que rares sont ceux qui en sortent indemnes, quand ils en sortent un jour... Je leur conseille, à ces prétendus "journalistes" inféodés aux puissants, de passer un séjour en internement/isolement, et sans doute, ils auront une autre approche du problème. Le film "vol au-dessus d'un nid de coucou", qui a lancé la carrière de Jack Nicholson, a été réalisé à partir d'un livre écrit par un journaliste américain, qui s'est fait passé pour fou pour se faire interner... et il a failli ne jamais en sortir... comme moi. Respect ! Ayant vécu, bien contre mon gré, dans ce milieu fermé et isolé du monde pendant 24 mois (internement) et 12 mois en hôpital de jour "l'Oasis" (semi-liberté), je connais dans ma chair les conditions de vie que l'on y subie et les dégradations physiques et morales auxquelles on doit survivre. Et c'est pour cette raison que l'on vous enlève votre téléphone et tout moyen de communication avec l'extérieur. Il s'en est fallu de peu que je n'en sorte jamais, mais les miracles se produisent... au grand regret de ceux qui m'ont mis là. Mais apparemment, les "journalistes" ont d'autres infos plus importantes à transmettre au peuple comme les sujets du bac, les manifs de la CGT, le football...

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