1. Mon nom est jeté en pâture par mes opposants tout cela parce que je tente de défendre mes droits de victime et que je réclame justice et réparations. Mes amis me conseillent de faire attention à ma campagne de médiatisation qui pourrait se retourner contre moi. En effet, mes adversaires, qui m'invitent à ne pas faire de vagues dans mon intérêt, notent qu'elle reste relayée par des sites "tendancieux". Evidemment, quand on ne pense pas comme son adversaire, on est forcément suspect. Mais, il n'y a que pour les coupables que la vérité est diffamatoire. Cependant, avant d'être interné contre mon gré et sans aucun jugement, par surprise, il n'y avait aucune médiatisation et j'ai pu être enlevé dans le silence assourdissant. Mon histoire dépasse les clivages politiques. Au pays des droits de l'homme et de Charlie, j'ai vécu l'impensable dans l'indifférence de tous, isolé, privé de liberté et humilié dans mon être et dans ma chair. Il se trouve que j'ai contacté tous les partis et médias, toujours prompts à s'émouvoir des atteintes à la liberté dans les pays peu scrupuleux en matière de droits de l'homme mais mon cas de les intéresse pas. Si le journal l'Humanité, Le Monde ou le Figaro (pour lequel j'ai écris) publient mon témoignage, j'en serai comblé. Le syndicat de gauche de l'enseignement supérieur a même répondu qu'il ne voyait pas pourquoi il fallait défendre un "facho", entendu pour eux que le libéralisme s'apparente à l'extrême-droite. Etrange conception de la défense des libertés qui n'est valable que pour ceux qui pensent comme vous sans parler de leur culture politique pour le moins arriérée qui en dit long sur l'état délabrée de la pensée universitaire française. En son temps, Voltaire avait dit : "je ne suis pas d'accord avec ce qui vous dites mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire". Hélas, les Lumières de nos philosophes Pères fondateurs de l'Etat de droit sont bien pâles aujourd'hui. Vous pouvez m'aider en signant et diffusion la pétition internationale contre l'internement psychiatrique arbitraire : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Lopinion_publique_et_les_medias_Alerter_sur_les_risques_de_linternement_arbitraire_psychiatrique/?preview=live

    Afficher les commentaires

  2. In recognition of meritorious achievements now made know to all people in all countries of the world the international biographical centre of Cambridge. England hereby awards this exclusive testament to Jean-Louis Caccomo who has made an outstanding contribution as an Economist. Signed by the Director General of the IBC - Cambridge - England 28th January 2013 The board of directors of the American Biographical Institute do hereby recognize that Jean-Louis Caccomo has been chosen for distinguished standing and has been conferred with an honorary appointment to the Research Board of Advisers. H.C. Collins - Director A.B.I. - 2002 The Marquis Who's Who publication Board certifies that Jean-Louis Caccomo is a subject of biographical record in the Who's Who in the World. Sixteenth Edition - 1999 - Sandra S. Barnoo

    Afficher les commentaires

  3. Je ne voudrais pas que l'on croit que je m'étale car cela ne me plait pas du tout mais un de mes détracteurs, qui traite mes amis de facho, met en cause mes références académiques. J'ai l'habitude tellement on ne parvient pas à croire qu'en France, quelqu'un parti de rien, puisse gravir les échelons académiques. Mais mon directeur de thèse m'a fait la plus belle lettre de recommandation tandis que le prix Nobel d'économie Ronald Coase m'a témoigné toute sa sympathie en m'encourageant à lutter quand je présentais mon doctorat. Mon CV académique est en ligne mais les détracteurs ne se donnent pas la peine de le consulter avant de me mettre en doute, comme le psychiatre qui a cautionné l'internement sous contrainte. A ses yeux, je délirai... Enfin, il m'invite à "bien me porter". Permettez-moi de vous dire que si vous passez, ne serait-ce que quelques semaines, en internement psychiatrique gavé de médicaments, vous n'avez qu'une envie, vous frapper la tête contre le mur tandis que d'autres, plus fragiles, mettent fin à leurs jours. J'ai tenu des mois et des mois. Alors pour ce qui est de bien me porter, je fais au mieux mais la réparation et la justice rendue serviront de thérapie. La privation arbitraire de liberté est comme un viol et je ressens maintenant ce que doit ressentir une femme violée : le silence et la honte. Mais, je n'ai pas à avoir honte ni m'excuser. Je n'ai pas à prouver que je suis innocent dans un Etat de droit non corrompu fidèle à ses principes de justice. C'est à ceux qui m'ont pris ma vie de prouver qu'ils ne sont pas coupables. N'inversons pas la charge de la preuve. Les médias, qui se gargarisent de belles consciences, de justice et de liberté d'expression, sont bien timides sauf quand c'est leur propre liberté qui est menacée. L'antiracisme fait recette dans toutes les rédactions mais un économiste interné sans motif laisse de marbre. Je n'appartiens sans doute pas à la bonne minorité, celle qui fait pleurer dans les chaumières. Portez-vous bien Messieurs les détracteurs ! La psychiatrie ne m'a pas brisé. Votre verbiage ne pourra m'atteindre.

    Afficher les commentaires

  4. Il est facile de disserter à l'infini dans les salons, sur les plateaux télé ou dans les bibliothèques de la liberté, il est plus dur et courageux de sa battre pour elle. Et je suis de ceux qui luttent au quotidien pour conserver la mienne au pays des droits de l'homme en 2015. Car, avant de jouir de sa liberté d'expression et de sa liberté de pensée, encore faut-il disposer déjà de sa liberté tout court. Et croyez-moi, ce n'est même pas évident de nos jours en France. J'ai visité des pays ravagés par la guerre ou la tyrannie où se battre pour la liberté était un luxe, pourtant j'y étais reçu en toute amitié et sécurité pour y faire des conférences, mais je n'ai plus les mêmes garanties dans mon propre pays. Tout le monde a été choqué par les attentats contre Charlie Hebdo et je m'associe à ce mouvement. Le mouvement d'union nationale a fait du bien au pays qui se retrouvait derrière nos valeurs fondamentales. J'ai perdu dans ce drame un collègue économiste, avec lequel je ne partageai pas les idées, mais qui était ouvert au débat. Il a payé de sa vie et cela m'attriste car je l'estimais. Mais quand j'ai voulu présenter le concours de l'agrégation en 2014, le même Charlie Hebdo a fait une caricature pour discréditer le jury, parce que ce jury avait le tort d'être composé d'économistes libéraux. Ceux qui revendiquent la liberté d'expression ne supporteraient-ils pas que l'on ne pense pas comme eux ? Il est dangereux de semer les graines du terrorisme intellectuel. Pour ma part, j'ai toujours été attaché à ma liberté de pensée car je suis avant tout un chercheur non inféodé. Ma seule idée fixe : la recherche de la vérité même si c'est un objectif inaccessible mais c'est la seule condition de la progression de la connaissance. Sinon, on sombre dans l'idéologie. Aucun parti, aucune institution ne peuvent me dicter ce que je dois découvrir à l'issue de mes recherches. Souvent, hélas, les économistes cherchent à flatter les princes dans l'attente de récompense car ils augmentent ainsi les chances d'avancer dans leur carrière. Il est vrai que je n'ai pas emprunté ce chemin et que j'en ai fait les frais durement. Mais c'est par amour de mon métier et respect de ma vocation. On ne se refait pas. Mais je n'aurais pas imaginé à quel point on peut se mettre en danger au milieu de personnes qui ont agit différemment. De ce point de vue, je ne suis pas dans la norme en effet, même si je suis tout-à-fait normal : un homme simple avec les mêmes questions que tout un chacun et à la recherche de son bonheur et son épanouissement personnel. Mais ma vocation d'économiste est un ingrédient de mon épanouissement personnel et on a cherché à l'anéantir.

    Afficher les commentaires

  5. Les ultra-féministes manifestent aujourd'hui devant les magasins de jouets parce qu'elles sont choquées que les parents achètent des cadeaux de garçons pour les garçons et des cadeaux de filles pour les filles. Bientôt, elles vont nous dire d'habiller les filles en garçons et les garçons en filles. Et on se demande pourquoi les rapports entre les hommes et les femmes sont devenus si compliqués... Par ailleurs, les oppositions aux crèches de Noël se multiplient à l'approche des fêtes. Pareils délires n'existaient pas durant mon enfance. Mais qui sont ces gens qui veulent absolument s'en prendre aux traditions ancestrales au cœur de la nature humaine comme aux pires heures du totalitarisme soviétique. Faut-il corréler ces pressions à la montée d'une immigration incontrôlable ? Oserai-je faire le lien au risque de passer pour un extrémiste ? Les totalitarismes ont toujours eu pour objectif de briser la famille (lieu de la reproduction sociale inégalitaire selon Bourdieu) et d'anéantir le sentiment religieux. Chez nous, l'Etat-providence est devenu un nouveau totalitarisme dont la laïcité en est l'avatar. Etre laïque, cela devrait vouloir dire être tolérant avec toutes les religions comme le défendait Voltaire et non les étouffer ou les interdire. Quant aux ultra-féministes qui croient se battre pour la liberté et l'égalité, elles oublient que les hommes et les femmes sont tout simplement différents (et non égaux) et donc complémentaires. Je viens de déménager et je ne crois pas avoir vu des employées femmes trimbaler mon piano et mes bibliothèques jusqu'au troisième étage de mon immeuble. C'est curieux non ? En fait, notre déclin économique est bien le résultat d'un déclin moral qui conduit les acteurs de la société à démissionner de leurs responsabilités, leurs différences et leurs complémentarités.

    Afficher les commentaires

  6. Faut-il supprimer les notes à l'école ? Faut-il travailler le dimanche ? Parce que l'on s'obstine à ne pas vouloir faire les inévitables réformes que tous les grands pays ont fait, on se pose les questions les plus inutiles et surtout insolubles au niveau collectif. Ces questions reviennent au devant de l'actualité depuis trente ans alors qu'il suffirait de laisser les agents concernés libres de décider par eux-mêmes. Car cela ne relève pas de la politique mais bien du libre choix. C'est pourquoi elles deviennent insoluble. Si l'Etat impose n'importe quelle solution, il y aura toujours une corporation pour s'élever contre. Alors il changera son fusil d'épaule et se mettra à dos une autre corporation. C'est pourquoi nous sommes perpétuellement dans l'impasse, face à un mur infranchissable, un mur que nous nous sommes construit nous-même alors que certains pays ont abattu le leur. Cet immobilisme illustre le drame de l'interventionnisme omnipotent qui en devient inefficient. Alors que le meilleur gouvernement serait le gouvernement minimum, nous avons dérivé vers un gouvernement maximum mais paralysé parce que tout est devenu affaire publique : la santé, l'éducation, l'économie... Sans le dire, mais pour arriver à cela, il a fallu pour cela collectiviser même les esprits. Car les gens ne se posent même plus cette question : ils constatent l'inefficacité de l'Etat et ils demandent en réponse plus d'Etat. Donnez leur du pain et des jeux, et ils abandonneront leur liberté en vous acclamant. Les empereurs romains l'avaient bien compris. Mais quand on sacrifie sa liberté et donc sa responsabilité, l'économie s'arrête aussi de fonctionner puisqu'elle n'obéit qu'aux décisions des agents libres, pas aux plans gouvernementaux. Et les plans étatiques ont la fâcheuse faculté d'annihiler toute initiative individuelle. L'engrenage fatal s'enclenche alors : constatant la défaillance des agents individuels (entreprises, ménages) dont il est pourtant le seul responsable, l'Etat accroît alors le champ de ses interventions et le domaine de ses compétences. Alors inéluctablement, le temps se fige en terre de France...

    Afficher les commentaires

  7. De toute évidence, les manifestants prétendument écologistes n'aiment pas lé débat d'idées, ils préfèrent la violence et la haine. En fait, au nom d'un respect aveugle de la Nature, ils en demanderaient presque la disparition de l'humanité. Ainsi, l'environnement serait préservé. La nature est belle parce que l'homme existe pour la contempler. Mais la Nature est aussi cruelle et violente. La Nature, c'est aussi les tsunamis (j'en sais quelque chose), les tremblements de terre, le choléra ou la peste, la maladie, la sélection naturelle... Il a fallu des siècles à l'homme pour s'extirper de sa condition naturelle tellement fragile et instable, notamment grâce à la civilisation et à la technologie dont bénéficient chaque jour tous ces manifestants enragés. L'homme façonne la nature depuis le début de l'humanité. Telle est sa condition. La position qui consiste à se prosterner devant elle constitue une régression dangereuse qui nous conduirait à un déclin fatal, au retour à l'âge de pierre. Seuls les pays riches ont les moyens de concevoir et diffuser les technologies propres de demain qui nous permettront de relever les défis environnementaux. Et pour être un pays riche, il faut de la croissance. Mais les écologistes refusent le débat et ne veulent rien n'entendre. Je suis toujours inquiet de voir des gens, qui se disent éclairés et sont persuadés d'être dans le camp du bien, refuser le débat. Personnellement, j'ai toujours préféré le combat des idées que la violence des armes qui ne mène qu'au chaos. C'est vrai que, sans l'humanité, l'environnement serait épargné. Faut-il donc exterminer les hommes ? Certains y ont pensé déjà avant nous et avaient commencé le travail. Hitler (comme Pétain) lui-même prônait le retour à la nature en vomissant sur le capitalisme. En général, j'observe que les adorateurs de la Nature détestent leurs semblables. Et comme la fin justifie les moyens à leurs yeux, le pire est sans doute à redouter. Mais, depuis l'échec cinglant du communisme et l'effondrement de l'Union Soviétique, tous ces agitateurs se sont engouffrés dans la cause écologiste. L'environnement n'est qu'un alibi qui ne trompe que les aveugles. Leurs vraies et seules motivations, c'est encore de se déchaîner contre le libéralisme et la mondialisation qui seraient forcément coupables du crime environnemental. Ils étaient étrangement muets quand l'Union Soviétique laissait couler des sous-marins nucléaires en Mer Noire ou construisait des centrales thermiques obsolètes. Ils s'en prennent à la police parce que la police serait responsable d'une bavure. Mais ils ont envoyé au feu un jeune au nom d'une cause très mal analysée. Evidemment, il ne leur viendra jamais à l'idée de se remettre en question. Il est plus facile de casser encore et encore, de provoquer l'incident et de chercher le drame pour ensuite accuser à nouveau. Mais on récolte toujours ce que l'on sème. C'est une des lois de la Nature.

    Afficher les commentaires

  8. Soyez heureux ! La vie est tellement mystérieuse et insaisissable. Elle nous échappe à notre insu alors que nous croyons la dompter et que nous cherchons à tout maîtriser. Vaine illusion. Il vaut mieux accepter notre sort et savourer ce que la vie nous offre en retour. Alors, n'attendez pas qu'un malheur survienne (car un malheur surviendra toujours), il se pourrait que ce soit alors trop tard. Il m'a fallu traverser les pires épreuves pour prendre conscience de cela et je regrette encore de ne pas l'avoir compris plus tôt. C'est si simple. Le bonheur est si simple finalement. Il suffit de s'installer à une terrasse de café pour écouter le bruit du vent dans les branches, ou regarder une jolie fille qui marche dans la rue. Ou encore partager un moment sacré en faisant les devoirs avec ses enfants ou en dînant avec ses amis... Il y a tellement d'occasions d'être heureux sans débourser des fortunes colossales toujours sources d'inquiétudes. Le bonheur est si proche de nous et il nous tend la main à chaque instant. Pourtant, on se focalise sur les tracasseries quotidiennes qui empoisonnent notre existence. On est sans doute conditionné à voir tout en noir tellement l'information distillée en permanence par les médias est anxiogène. Comme on le dit très justement, on annonce les avions qui s'écrasent mais on ne voit pas tous les avions qui arrivent à bon port. Et cela finit par déformer notre perception du monde et des choses qui nous entourent. On finit par voir tout en noir et l'on ne voit plus rien. Certes, la vie peut être dure (et je suis bien placé pour le savoir), mais c'est la vie, un don du ciel que le ciel nous enlèvera un jour de toute façon. Mais même quand on a des problèmes, c'est que l'on est vivant, un cadavre n'a pas pas de problème. Et être vivant constitue en soi un miracle toujours renouvelé. Alors soyez heureux !

    Afficher les commentaires

  9. Les conflits récurrents - qui témoignent d'une panne évidente du "dialogue social" auquel nous croyons tant - sont l'occasion de voir chaque catégorie sociale brandir ou dénoncer le revenu "scandaleux" de son voisin. En fait, la redistribution, non seulement démotive les producteurs de richesse, mais attise la jalousie. Mais j'irai encore plus loin. On prend pour acquis intangible - voire principe absolu - qu'un instituteur A devrait gagner autant qu'un instituteur B, qu'un chercheur A devrait gagner autant qu'un chercheur B, sans prendre en compte les différences de talents, de motivation ou d'implication. On ne reconnait pas la valeur individuelle ; on paye un statut. Alors certains se plaignent régulièrement, arguant du fait qu'ils "sont mal payés". Mais ne fallait-il pas y penser avant ? Quand on veut être bien payé, on s'engage dans des formations qualifiantes qui débouchent sur des perspectives de carrière gratifiante. Et il y en a ! On ne peut pas ne pas vouloir faire d'études longues mais être payés comme un docteur. Par ailleurs, l'argument qui consiste à dire "je suis sous-payé dans mon travail" peut aussi se discuter. En effet, en économie, on montre que l'on s'aperçoit que l'on est sous-payé par son employeur lorsqu'un autre employeur vous fait une proposition plus intéressante. Certains de mes collègues chercheurs me disent qu'ils sont mal payés par rapport à nos homologues américains, ce à quoi je réponds : "Une université américaine t'a-t'elle fait une proposition plus intéressante ?".... Après un silence, il me répond "Non". Alors tu es peut-être pas si mal payé ici. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Les universités américaines vont faire des propositions mirobolantes aux meilleurs chercheurs du monde entier. A l'échelle internationale, aucun chercheur (comme aucun footballeur) ne gagnera le même revenu tout simplement parce que le revenu sanctionne les différences de qualifications, talents et compétences. C'est une loi économique fondamentale que nous n'avons toujours pas compris en France. Mais au nom de quel principe, une partie de la population active devrait échapper à cette loi ?

    Afficher les commentaires

  10. Dans un monde ouvert, marqué par le changement, l'évolution incessante et l'innovation, la complexité, l'imprédictibilité, le conservatisme économique et politique constituent sûrement une posture suicidaire. Le conservatisme économique est grandement le fait de la puissance des corporatismes et des syndicats, arc-boutés sur la défense de leurs positions acquises (justifiées dans le passé mais intenables aujourd'hui). De manière chronique, chaque profession (les cheminots, les pilotes, les huissiers, les taxis, les agriculteurs...) paralysent l'économie pour maintenir le statu-quo. C'est un rituel implacable devant lequel recule chaque gouvernement, qu'il soit de droite comme de gauche malgré les dégâts économiques que ces paralysies entraînent. Il va sans dire que les gouvernants s'empressent de nous rassurer que le "modèle social" français sera préservé alors même que l'implosion de notre économie est le plus sûr moyen de couler ce modèle. Au passage, si c'était véritable un "modèle", pourquoi le reste du monde ne s'en inspire-t'il pas. N'est-ce pas la définition d'un modèle ? Autre indice tout aussi significatif, quand on regarde les plus grandes entreprises côtées à Wall-Street aux Etats-Unis - ou le palmarès des 500 plus grandes fortunes publié par le magazine Fortunes - on constate un profond renouvellement tous les 20 ans. Quand j'étais étudiant en économie, Google, Facebook, Microsoft, Tweeter... n'existaient pas. Et bien malin celui qui peut nous dire quels seront les géants américains de demain. Le contraste est grand avec la France alors que la plupart des grandes entreprises de CAC 40 étaient déjà là 30 ans plus tôt. Quant au conservatisme politique, c'est sans doute la pire caractéristique de l'exception française. Encore une fois, la comparaison avec les Etats-Unis (ou l'Allemagne) est sans appel. Là-bas, quand un président perd les élections, il se retire de la vie politique avec l'ensemble de son administration ainsi désavouée, à charge du parti de faire émerger un candidat nouveau. Chez nous, ce processus ne fonctionne pas au point que l'on voit réapparaître les mêmes en place depuis des décennies. A gauche, Laurent Fabius, ancien premier ministre de François Mitterrand, est aujourd'hui ministre des affaires étrangères de François Hollande. A droite, on retrouve Alain Juppé - on ne peut pas vraiment dire qu'il soit un nouvel arrivant - affiche ses prétentions présidentielles. Or, tous ces hommes et femmes politiques, qui semblent gérer une rente à vie, ont conduit la France là où elle est aujourd'hui. Il est vrai que l'on ne change pas une équipe qui perd. Et que penser du retour de Sarkozy, battu par François Hollande, lequel envisage sans doute de se représenter... Si notre pays n'est plus à la pointe des innovations, de la croissance économique, il y a fort à parier que ces conservatismes en sont la cause majeure. Mais, on ne voit pas comment les dirigeants donneraient l'exemple, en supprimant les rentes politiques dont ils bénéficient. La monarchie française a été balayée par la révolution pour ne pas avoir voulu entreprendre les réformes défendues par Turgot (abolition des privilèges). L'Union Soviétique s'est effondrée là encore parce que ses dirigeants, coupées de la base - n'a pas voulu faire aboutir les réformes lancées par Gorbatchev. C'est un avertissement historique : le conservatisme est un suicide économique et politique.

    Afficher les commentaires

Chargement en cours