1. Est-il possible de discuter avec des gens qui se donnent la possibilité du sortir du cadre légal ? Rappelons quelques notions élémentaires, dignes des cours d’instruction civique dispensés autrefois dans les écoles de la République. A force de ne pas respecter les règles de la démocratie, on finit par perdre la démocratie elle-même, et finalement avec elle notre bien le plus précieux, la liberté et la dignité. Commençons par une petite leçon d’instruction civique aux français. En démocratie, il appartient au peuple de désigner ses dirigeants, non de les supprimer ni de les empêcher de gouverner. Dans ce but, des partis désignent les candidats qui ont les meilleures chances de gagner, puis ces candidats présentent leur programme durant les campagnes électorales. Enfin, le peuple décide dans l’intimité des urnes, puis le nouveau gouvernement en place se met au travail. Il appartient aux assemblées légitimes (assemblée nationale, sénat) de faire fonctionner le jeu démocratique institutionnel. Tel est le principe de fonctionnement normal et légitime d’une démocratie représentative. Dans ce contexte légal, les syndicats n’ont en aucun cas le droit de prendre en otage le bien public ou l’espace public pour empêcher un gouvernement de travailler. Finalement, le dialogue social est une négation même du dialogue démocratique. Terminons par une leçon d’instruction civique et de citoyenneté à l’attention des étudiants. Les universités françaises sont gouvernées par les trois conseils légitimes que sont le conseil d’administration, le conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) et le conseil scientifique dans lesquels sont représentés tous les acteurs de l’université. Ces conseils sont présidés par l’équipe dirigeante elle-même composée d’un président et de ses vice-présidents. Seules ces instances sont habilitées à prendre des décisions affectant le fonctionnement de l’université de sorte que les AG spontanément organisées par des étudiants en colère, quel que soit le motif de leur colère, ne sont ni légales ni légitimes. Si nous ne sommes plus capables de respecter ces règles minimales de vie en collectivité, inscrites et proclamées dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, alors nous allons vivre dans une véritable jungle dans laquelle vont sans cesse s’affronter les intérêts corporatistes, sur fond de dislocation de la cohésion sociale. Dans les années 80, la gauche a laissé pourrir la situation en ne traitant pas les problèmes. La droite a hérité de cette situation sans pour autant corriger la trajectoire, d’où le thème de la rupture qui a permis à Sarkozy de devenir le nouveau président dans une logique attendue et espérée de changement. Aussitôt mis en selle, le nouveau pouvoir se heurte aux blocages traditionnels tandis que la gauche met de l’huile sur le feu pour récupérer le mécontentent, accusant le gouvernement Sarkozy de rechercher l’affrontement. Cette stratégie fut électoralement payante pour la gauche à l’occasion des municipales. Cependant, elle prend aussi une responsabilité immense dans le pourrissement de la situation générale du pays. L’histoire jugera, mais elle nous enseigne déjà que les pays qui ne savent pas réformer à temps, courent à l’implosion avant de disparaître de la scène des pays souverains.

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  2. Je m’appelle Jean-Louis et j’ai 51 ans. J’ai longtemps attendu pour écrire ces lignes mais je voudrais que mes fils, qui entrent maintenant dans la vie, soient fiers de leur nom, moi qui ai si longtemps eu honte de le porter, sans doute à cause du regard sévère de mon père disparu que je croyais toujours décevoir. L’histoire que je vais vous raconter maintenant est l’histoire de ma vie, tout y est vrai même l’impensable car personne ne veut jamais me croire, même les plus intimes, au point que, au moment où j’écris ces lignes, je suis dans un hôpital psychiatrique et je me bats désormais en justice contre ceux qui ont comploté pour m’y enfermer deux fois 18 mois, 36 mois d’isolement pendant lesquels j’ai été sciemment privé de ma vie. Finalement, je peux affirmer que j’ai réalisé mes pires cauchemars, toutes mes frayeurs d’enfants angoissés par le devenir. Je suis peut-être en mesure de réaliser mes plus beaux rêves mais l’on m’en veut aussi pour cela. Quand on revient trois fois de l’enfer, plus rien ne peut plus vous atteindre. Quand on a été porté pour mort, on revient à la vie grandi et on comprend que tout est possible. Si la fortune ne donne pas tous les droits, l'infortune vous offre un crédit illimité au bonheur. Je sais dans ma chair que le pire peut se produire à chaque instant, alors il faut aussi provoquer les conditions du meilleur. On a coutume de dire que l’on a qu’une seule vie. Non, en fait, on vit plusieurs fois. Je m’en vais vous le démontrer en espérant vous convaincre que je ne suis pas fou, pas au sens médical en tout cas, mais juste fou de la vie, et pas dans la norme, çà c’est une certitude. J’ai grandi avec l’envie urgente de quitter le domicile familiale, la peur et la haine au ventre. Ma grand-mère maternelle, que je n’ai pas connue, a craché sur moi à ma naissance parce que ma mère n’était pas sicilienne comme mon père. Bienvenu dans la vie… A l’issue de mon collège, le conseil d’orientation a convoqué mes parents pour les informer qu’il s’opposait à mon passage au lycée, en mentionnant que « je n’étais pas fait pour les études ». Je prenais la première claque de ma vie, découvrant que tous les adultes étaient contre moi. Je suis issu d’un milieu modeste. Ma mère est orpheline et mon père, immigré sicilien, arrive en France en 1962 et je viens au monde en 1963. Pourtant, je ferai mon doctorat de sciences économiques (option finances internationales) à Aix-en-Provence grâce à l’encouragement et à la valorisation de mon professeur d’économie du lycée de Digne qui me révéla à l’économie. Entre-temps, j’ai donné 20 ans de ma vie à une femme qui ne m’a jamais aimé, mais dont j’étais fou amoureux et qui me donna trois merveilleux fils. Mais, comme j’étais seul à l’aimer, à aimer pour deux, je me suis toujours senti seul avec elle et être seul avec l’être aimé est le pire des solitudes. Je suis devenu maître de conférences à l’université de Perpignan, ce qui m’a permis d’écrire des livres, des articles et de beaucoup voyager dans le cadre de la coopération académique internationale. Car j’avais la soif de découvrir le monde, ayant peu de moyens pour financer mes études car j’avais quitté mon domicile à 18 ans et seuls des petits boulots et la musique me permettaient de vivre. Car je suis musicien depuis mon enfance, c’est ma passion et un don que je tiens de mon père. Dans le cadre de mes missions universitaires, j’ai découvert la Thaïlande et, en 2004, l’impensable s’est produit. Un tsunami emporta 230 000 âmes en quelques jours et j’étais en plein dedans, le lendemain de Noël et de ma sortie en plongée, sur l’île de Kho Pee Pee avec mon fils aîné Robin de 10 ans. Après ce jour, plus rien n’a été comme avant. Moi qui avait connu une ascension continue qui m’avait porté au sommet, j’allais entamer la chute, comme si la vague mortelle et sournoise, à laquelle j’avais échappé en Asie, ne me voulait pas me lâcher. Je devais mourir, je n’aurais même pas dû naître comme l’avait signalé, à sa manière, ma grand-mère sicilienne. En effet, j’ai enterré mon père quelques semaines après le tsunami (il est parti en croyant que j'étais mort là-bas), puis, quatre ans plus tard, je me séparais de la mère de mes enfants. Puis, je suis tombé dans les griffes d’une manipulatrice perverse, dont j’étais tombé amoureux tellement elle avait l’air d’un ange innocent, mais qui m’a entraîné dans sa folie destructrice. Epuisé par ces violences répétées, je suis tombé dans le coma et j’ai été transféré aux urgences psychiatriques, puis je me suis réveillé dans une chambre en isolement où je suis resté quelques jours. Puis, un jour, on m’a autorisé à manger au réfectoire et j’ai découvert que j’étais dans un hôpital psychiatrique, hospitalisé pour dépression sévère. J’en sortirai 18 mois plus tard pour reprendre mes activités professionnelles en septembre 2012. Mais le sort décidait de s’acharner sur moi. La vague était toujours derrière. En effet, sur mon campus, un étudiant chinois, armé d’un couteau, assassina une secrétaire en plein cœur. Il ne fut pas jugé mais déclaré irresponsable pour cause de schizophrénie, et interné en hôpital psychiatrique. Invoquant le « principe de précaution », les infirmiers sont venus me chercher pour me ré-interner une seconde fois, à la demande du président de mon université. Je n’en sortirais que 18 mois plus tard, échappant de justesse à 12 séances d’électrochocs et à l’invalidité permanente. Quand je suis sorti, en juin 2014, j’ai demandé à voir mon dossier médical que j’ai soumis à mes avocats car je sentais que quelque chose ne tournait pas rond dans ces procédures d’internement. Attrape-t-on une maladie psychiatrique à 49 ans ? En 2016, l’université a récidivé, déclenchant une troisième tentative de ré-internement sans aucun motif, ce qui confirma mes pires craintes et fonda mes soupçons. C’est pourquoi je suis en justice aujourd’hui pour faire la vérité, obtenir réparations de tous les préjudices et réclamer justice. Ce n’est plus moi qui cherche à échapper à la vague aujourd’hui, je vais maintenant la déclencher. Mes fils, vous pouvez être fier de votre nom, votre père n’est pas fou, il a seulement une vie extraordinaire et je n’ai pas en avoir honte mais si cela attise la jalousie des médiocres et des envieux, une vie extraordinaire que vous allez enfin découvrir dans ces pages.

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  3. Depuis que j’ai saisi la justice en septembre 2014, et malgré une première victoire qui a vu la condamnation de l’hôpital psychiatrique de Thuir (mais la relaxe du président de l’université qui est à l’origine de mon internement reconnu illégal), je n’ai pas passé un jour sans écrire à la presse. J’ai même été reçu, à Paris, dans les locaux du vice-directeur de la rédaction de France-Télévision, Monsieur Clément Weill-Raynal, a qui j’ai transmis un dossier complet, dossier que j’ai par la suite adressé à l’AFP, au Figaro, au Canard Enchaîné et surtout à la directeur du Parisien, car c’est bien à partir de mon interview dans le Parisien, que ma descente aux enfers a commencé. Je sais donc que les journalistes savent, mais rien ne transparait dans les médias, malgré le sacro-saint « devoir d’information » des médias brandi à chaque occasion dans les diners mondains où sont invités les journalistes. Et en ce cas, silence vaut complicité car si j’avais pu bénéficier ne serait-ce que d’un droit légitime de réponse et d’une couverture médiatique de mon affaire, le reste ne se saurait pas produit. En effet, l’année 2017, qui touche à fin, fut un véritable calvaire. J’ai été mis en examen deux fois pour diffamation, tout simplement parce que, pour contourner le silence des médias, j’ai raconté mon histoire, ce que j’ai réellement vécu, sur les réseaux sociaux. Mais, quand les victimes racontent ce qu’elles ont subi, les coupables y voient de la diffamation, et la machine judiciaire se met en route. Cela s’est déjà traduit par deux audiences durant l’été, et deux renvois, pour vice de constitutionnalité, et l’affaire s’enlise depuis un an. Puis, le 29 juin dernier, je suis expulsé manu militari, surveillé par un huissier zélé, à la demande du préfet, de mon appartement alors même que je suis protégé par la loi sur le surendettement et que j’ai retrouvé ma solvabilité. Je suis donc, littéralement parlant, sans domicile fixe depuis ce jour. Enfin, c’est sans doute la journée du 13 octobre dernier qui fut pour moi la plus traumatisante car je me rends compte aujourd’hui que j’ai bel et bien échappé à une tentative d’hospitalisation d’office fromentée par le président de l’université, alors que se profilait deux ou trois jours plus tard une audience décisive. En effet, ce vendredi 13 octobre, je reçois un SMS d’un dénommé commandant L., du commissariat central de Perpignan, m’invitant à me présenter au plus vite dans son bureau « au sujet d’une affaire en cours ». Pensant qu’ils avaient enfin pris au sérieux mes plaintes enregistrées en octobre 2014, mais jamais traitées depuis, je m’y rendis sans inquiétude… Arrivé à l’accueil, on me conduit au dernier étage pour me signifier ma garde à vue, suite à une plainte déposée par le président de l’université le 3 octobre : - Vous n’avez droit qu’à un seul coup de fil Mr Caccomo… Je n’ai eu droit à aucun avocat. Le sol se dérobait sous mes pieds car c’est exactement comme cela que la psychiatrie m’avait rattrapé. C’était le coup de fil de ma vie et heureusement que je pouvais, cette fois, compter sur quelqu’un de précieux à l'extérieur. J’appelai Manuella Kant… qui fit le nécessaire. Malgré l’amabilité apparente des officiers de police présents, j’étais paniqué et terrorisé, mais je me gardais bien de le montrer. Moi qui pensais partir pour Montpellier ou Marseille, rendre visité à ma mère ou des amis, je me retrouvais entouré de deux policiers armés, qui me conduisirent au sous-sol. Là, on me dépouilla de mes papiers et de mon téléphone et je fus enfermé dans une cellule pendant cinq longues heures interminables. A l’origine, on m’avait prévenu que je devais subir une expertise psychiatrique à 11h, mais le psychiatre ne se présenta qu’à 14h, soit donc 5 heures interminables d’emprisonnement dans une cellule crasseuse qui infestait l’urine… Quand je demandais au gardien ce que je faisais là, il lançait, sans même me regarder : - C’est qui ce guignol ?? Puis le psychiatre arriva enfin. Il était vital pour moi que je garde tout mon calme mais je pensais bien que cette mise en scène macabre était destinée à me faire sortir de mes gonds, pour me juger « violent », et déclencher ainsi un internement d’office. Et s’ils parvenaient à leurs fins, cet internement serait pour moi fatal… Je jouais donc ma liberté, et même sans doute, ma vie. Et les premiers mots du psychiatre confirmèrent mes pires soupçons : - Bonjour, je suis là pour évaluer si vous êtes fou… Pourtant, quand il me demanda mon métier et que je lui répondais que j’étais maitre de conférences depuis prés de 25 ans, il me répondit qu’il ne savait pas ce qu’était un maître de conférences. Le faisait-il exprès pour m’énerver ou était-il réellement aussi ignorant ? Dans les deux cas, j’étais intérieurement effrayé car mon sort dépendait de son jugement d’expert... Après 90 minutes d’entretien, je fus relâché… avec les excuses de la hiérarchie policière. Le mardi 24 octobre, j’étais bel et bien présent à mon audience au TGI de Perpignan.

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  4. Les Pyrénées orientales (66) n'ont qu'un seul secteur psychiatrique, et un seul hôpital psychiatrique qui, avec 651 lits, emploie la totalité de la petite ville de Thuir. Jean-Louis Caccomo, professeur d'économie à l'Université de Perpignan, y a effectué un séjour forcé, et nous a confié son témoignage : Perpignan, le 11 février 2015 Au delà du fait que l’on m’a retiré ma liberté et privé de ma vie arbitrairement, je voudrais ici alerter sur les conditions de traitement dans l’univers psychiatrique en France en 2015. On a tous en tête les conditions de traitement des prisonniers dans les prisons turques ou marocaines et l’on se dit que cela se passe sous d’autres cieux, dans des pays peu scrupuleux sur les droits de l’homme et qui n’ont pas les mêmes standards de développement. Certes, cela n’excuse pas les mauvais traitements mais permets de le comprendre. Mais ce que j’ai enduré et vu se passe en France, à quelques kilomètres de mon université et de mon foyer, au pays des droits de l’homme. Dès que vous êtes admis, on vous administre un traitement de choc de sorte que, au bout de quelques jours, vous n’êtes plus vous-même. Pour ma part, je resterai prisonnier 18 longs mois. Au début, on vous impose de porter un pyjama bleu. Puis on est laissé dans le vide du temps arrêté car c’est la même journée qui se répète indéfiniment de sorte que l’on perd la notion du temps. "Il est impossible de dormir à cause des cris ou des patients qui tapent sur les murs" Le seul repère, c’est la prise des médicaments, matin, midi, soir et à 22 h. La nuit, un veilleur ouvre la porte de la chambre toutes les heures. De toute façon, il est impossible de dormir à cause des cris ou des patients qui tapent sur les murs. On ne m’appelait plus Monsieur Caccomo. Un jour, j’ai demandé que l’on m’appelle Docteur Caccomo, car c’est ainsi que mes collègues américains ou mes étudiants à l'étranger me nomment, et je me suis fait moquer allègrement par le personnel de santé. "On perd peu à peu sa dignité et son humanité" Puis les effets secondaires de la combinaison des médicaments se déchaînent : hallucination, ralentissement de toutes les fonctions motrices, incontinence, perte des dents et des ongles… On perd peu à peu sa dignité et son humanité. À tel point qu’un jour, c’est le personnel qui a fait ma toilette, constatant que j’avais uriné dans mes draps. Durant mon séjour, j’ai assisté à deux suicides et une tentative d’évasion. Je suis rentré, choqué, dans ma chambre. Ensuite, on passe ses journées dans la cour intérieure, avec pour seule occupation, la cigarette, à la recherche de mégots parfois, à l’abri des regards des infirmiers qui nous surveillent. "Les psychiatres m'ont savamment reprogrammé à l'idée que je devais faire une croix sur ma carrière" J’étais devenu un zombie, je ne me reconnaissais plus, moi qui avais l’habitude des colloques, des grands hôtels et des événements de prestige dans le cadre de mes activités universitaires. Les psychiatres m’ont savamment reprogrammé à l’idée que je devais faire une croix sur ma carrière. Quand je tentais de répondre, mes propos étaient qualifiés de « délires symptomatiques de phase maniaque ». Alors je me taisais, et mon mutisme était qualifié de « symptômes caractéristiques de phase décompensatoire ». Je n’avais plus le goût des aliments. Les infirmiers me forçaient à manger avec la petite cuillère l’incontournable compote qui nous servait de dessert et que je ne supportais plus. Comme les enfants, à 16 h, on nous conduisait au réfectoire pour prendre un goûter… À Noël, on est venu me chercher, on m’a rasé et coupé les cheveux pour aller boire le Champomy à 20 h avec le personnel de garde puis j’étais au lit à 20 h 30. De toute façon, durant mon séjour, on dînait à 19 h puis on était dans la chambre à 19 h 20. "Il y avait des patients en isolement, attachés à leur lit, que l’on ne voyait jamais" Tout ce que l’on voyait, c’était les infirmiers qui apportaient le plateau repas en chambre. À chaque fois que je passais en audience devant le juge des libertés, mon état se dégradait. Le juge a maintenu en conséquence mon internement à cinq reprises, de sorte que j’avais perdu tout espoir de sortir de cet enfer. J’ai bien pensé ne jamais en ressortir. Jean-Louis a finalement été libéré : au bout d'un an (Avril 2014), l'hôpital de Thuir a estimé qu'il devait bénéficier d'un traitement spécial (on parle ici ou là d'électrochocs), et a du recourir aux services d'une clinique spécialisée à Montpellier. Le psychiatre de Montpellier a rapidement constaté que Jean-Louis n'avait pas besoin de soins sous contrainte, et a mis fin à son internement en juin 2014. Le tiers demandeur de son internement, est le Président de l'université de Perpignan, Mr Fabrice Lorente. La demande du 13 février 2014 est illégale : pas de certificat médical émanent d'un médecin extérieur à l'HP. L'auteur d'une demande d'HDT est, selon la loi, "toute personne susceptible d'agir dans l'intérêt du malade". L'attitude de l'HP de Thuir est également illégale. Ceci n'a pas empêché la directrice de l'IAE (une composante de l'université), de tenter une seconde fois, ce 9 janvier 2015, de faire interner Jean-Louis. Grâce à son entourage, il échappe de justesse à ce second internement, et tente aujourd'hui d'obtenir réparation en justice. Quels que soient les motifs médicaux ayant prévalu à son internement, les conditions initiales et la prolongation de cet internement sont totalement abusifs. Nous espérons que le cas de Jean-Louis soit correctement jugé, afin que de tels abus ne se reproduisent pas. Psychiatres et Hôpitaux Alsace Aquitaine Auvergne Bourgogne

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  5. Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy devenait le président de la république française à l’issue d’une vague bleue chargée d’espérance. Puis, ce fut au tour de Macron de susciter la même espérance en créant un mouvement et parvenant au sommet de l’Etat contre toute attente. Comme tout cela à l’air si loin... La France s’est autorisée une prise de conscience salutaire mais bien éphémère sans oser en tirer toutes les conséquences. Puis ses vieux démons ont repris le dessus : incessant troisième tour social, grèves à répétition, rappel à l’ordre des syndicats qui se croient autorisés à gouverner le pays dans une sorte de coup d’Etat permanent qui interdit toute réelle alternance, toute véritable réforme. Alors le gouvernement est rentré dans les rails de cette pensée unique qui cultive l’apitoiement et la compassion malgré le renouvellement des têtes. Ainsi, il veut s’attaquer aujourd’hui aux niches fiscales dans le but de financer le revenu minimum d’activité (RSA). Déjà Mitterrand proposait de « s’attaquer aux riches » pour financer le RMI tandis que François Hollande lançait le fameux « je n’aime pas les riches ». Rien de nouveau en somme. Aucun gouvernement français n’est en mesure de sortir des cadres imposés par la pensée unique fondamentalement socialisante et collectiviste. Les paradis fiscaux n’existent que parce que les enfers fiscaux se multiplient. Mais ce n’est pas au paradis qu’il faut s’attaquer. La ministre de l’économie s’apprête donc à épingler les investissements dans les DOM-TOM qui bénéficient d’avantages fiscaux. Mais ces mêmes avantages ont été octroyés par l’Etat pour soutenir une économie touristique dans les DOM-TOM qui est par ailleurs largement asphyxiée par sa situation insulaire et étranglée par le monopole d’Air-France qui rend la destination très coûteuse pour les ménages français [1]. Plutôt que de s’en prendre aux niches fiscales, il faut réduire significativement la pression fiscale et sociale globale qui conduit certains à vouloir échapper à un prélèvement qu’il juge, à raison, confiscatoire. Dans la même perspective, au lieu de s’interroger sur les causes et les motivations de la fuite des cerveaux ou des créateurs d’entreprises, on voudrait les punir. Au lieu de s’interroger encore sur les causes et les motivations de ceux qui exploitent en toute légalité des niches fiscales issues elles-mêmes d’une complexification de la fiscalité produite et voulue par les politiques eux-mêmes, on les montre du doigt à nouveau en chantant un refrain éculé digne de l’Internationale. Il est désolant de voir que, d’élections en élections, la leçon n’est jamais apprise et les nouveaux ministres qui se succèdent sont toujours persuadés d’être à l’origine d’idées géniales et nouvelles alors qu’ils se donnent l’illusion de faire du neuf avec du vieux tandis que l’application de ces idées « nouvelles » aboutira à de nouveaux prélèvements dans une fuite en avant que plus personne n’est aujourd’hui en mesure de stopper. Dans mon village, les anciens disaient : quand une tempête arrive, elle dévaste tout et puis, elle s'en va. Mais quand un homme politique arrive, il dévaste tout, mais il reste... [1] Caccomo J.L. [2007] « Analyse économique du secteur touristique : application au cas des DOM » in Levratto N., Comprendre les économies d’Outre-mer, L’Harmattan, Paris.

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  6. La grande différence entre la science économique et la science physique (ou les sciences de la nature en général), c’est que les découvertes des physiciens sont le plus souvent inattendues. Lorsque le physicien émet des hypothèses et conduit des expériences en laboratoire, il n’a pas une idée totalement précise des résultats qu’il obtiendra. L’imprévu fait partie intégrante du processus d’apprentissage. C’est d’ailleurs pourquoi il lui faut procéder à des tests, à des expériences. Il n’empêche que, dans ce domaine aussi, les discussions sont souvent difficiles et tendues entre les physiciens théoriciens, qui évoluent dans le monde abstrait de la formalisation mathématique, et les physiciens appliqués qui passent leur temps dans les laboratoires derrière des accélérateurs de particules. Les expériences sont à l’origine d’éléments de « surprises », lesquelles font généralement progresser le débat théorique en ouvrant de nouvelles pistes. La théorie du big-bang s’est imposée suite à la découverte totalement inattendue d’un bruit cosmique par des ingénieurs qui cherchaient tout autre chose. De la même manière, toutes les galaxies devraient se comporter selon des lois de gravitation identiques à celles régissant notre système solaire : plus une planète est proche du soleil et plus elle tourne vite. Les chercheurs étaient en droit de s’attendre à ce que les régions extérieures d’une galaxie connaissent un ralentissement de leur vitesse orbitale. Les observations ont pourtant révélé que la vitesse orbitale théorique des étoiles ne correspond pas à la vitesse observée : les étoiles semblent « orbiter » plus vite que ce qui avait été prédit par la théorie. Cette apparente «anomalie » est à l’origine de la théorie de la masse manquante, qui a impulsé ces dernières années les recherches les plus fructueuses dans ce domaine. Les « anomalies » sont une façon de désigner notre ignorance laquelle reste provisoire si l’on accepte le principe que la prise en compte de l’anomalie permettra d’améliorer ou de changer la théorie, de voir le monde différemment. Autrement dit, les anomalies sont des indices. Il en va de même dans les sciences humaines, et notamment en économie. Pourtant, certains économistes s’appuient sur une vision abstraite de la concurrence, reposant sur le modèle de concurrence pure et parfaite, pour constater ensuite que la réalité est truffée « d’imperfections » et « d’anomalies ». Ces anomalies ne les conduisent pas à se poser des questions sur la théorie mais les incitent au contraire à modifier la réalité pour qu’elle colle mieux au modèle de la concurrence que l’on ne saurait contester. Pourtant, il y a un monde entre la concurrence telle qu’elle est modélisée par les modèles et la compétition telle qu’elle est vécue au quotidien par les agents économiques. Mais il ne vient pas à l’esprit de ces économistes qu’il faudrait peut-être faire évoluer la théorie pour qu’elle corresponde mieux au monde réel que l’on cherche à expliquer. Non, ils prétendent que, compte-tenu de l’importance de ces imperfections, il faut modifier la réalité, notamment en faisant intervenir l’Etat pour réguler la concurrence. C’est le processus similaire qui a conduit les astronomes à défendre pendant des siècles le modèle astronomique de Ptolémée qui mettait la terre au centre de l’univers. Puis, avec les progrès de l’optique et l’avènement des lunettes astronomiques, les observations ont révélé des orbites « aberrantes », des « anomalies » considérées par le prisme ptoléméen. Alors les défenseurs du modèle dominant ont multiplié les hypothèses ad hoc, en créant des points fictifs qui permettaient de sauver le modèle de Ptolémée. En effet, on pouvait toujours montrer que telle ou telle planète, tel ou tel astre, dont la trajectoire paraissait « douteuse » aux yeux de l’observateur, tournait en fait autour d’un point qui lui-même tournait autour de la terre. Et si cela ne suffisait pas, on pouvait montrer que ce point tournait lui-même autour d’un point qui tournait autour de la terre. Dans tous les cas, la construction permettait de toujours ramener l’ensemble de la mécanique céleste autour de la terre, sauvant l’esprit fondateur du modèle de Ptolémée. Dans le même temps, la multiplication des « anomalies » et le recours à une multitude de « point fictif », c’est-à-dire la multiplication des hypothèses ad hoc, fragilisaient la portée scientifique du modèle de Ptolémée qui finit par laisser la place au modèle de Copernic. Ce n’est pas parce que les résultats observés ne correspondent pas aux attentes du chercheur que les résultats sont mauvais. Seule l’interprétation des faits peut être mauvaise mais pas les faits eux-mêmes. La surprise fait partie intégrante du processus de découverte et la multiplication des surprises signale une évolution des connaissances qui est le souvent le prélude à une nouvelle révolution scientifique. La surprise est donc un résultat considérable, prouvant que le résultat n’était pas contenu dans les hypothèses donc que la théorie n’est pas une simple construction tautologique. Toute la théorie de la concurrence pure et parfaite et ses prolongements (concurrence imparfaite, théorie des jeux) constituent le Ptolémée de la science économique contemporaine. L’économie a besoin désormais de connaitre sa propre révolution copernicienne : ce n’est plus la concurrence qu’il faut théoriser, c’est la compétition qu’il faut comprendre.

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  7. La façon dont on forme la jeunesse est révélatrice d’un modèle de société. J'ai créé et dirigé un master professionnalisé à l’université de Perpignan. Dans ce cadre, j'ai côtoyé le milieu professionnel dans un souci de rapprochement du monde de l’université et de l’entreprise qui me conduisait à mettre en œuvre en permanence des procédures d’évaluation, d’autoévaluation et de benchmarking pour mieux faire évoluer les cursus par rapport aux besoins des futurs employeurs. Certes, beaucoup reste à faire dans l’empire de la rigidité qu’est notre noble université. Mais, je mesure mieux aujourd’hui l’ampleur des décalages qui ont aboutit à un chômage structurel qu’aucune mesure conjoncturelle de relance de la demande n’est susceptible de rectifier. Ce dialogue avec les chefs d’entreprises et les cadres est particulièrement instructif. Il en dit long sur le regard que portent les acteurs économiques sur nos étudiants. Alors que les rapports officiels défendent l’idée que le niveau monte, la plupart des professionnels jettent un regard sévère sur les lycéens et les étudiants. Ce n’est pas toujours le niveau qui est d’ailleurs en cause. C’est plus souvent une attitude, une adaptabilité. Comment, en quelques semestres, l’université peut-elle rectifier un pli pris depuis le primaire ? Et l’université cherche-t-elle même à rectifier ce pli ? Il faudrait que le diagnostic officiel autorise le débat. Mais le diagnostic du marché du travail est sans appel. Notre système de formation en général, et l’université française en particulier, montrent de grandes faiblesses dans trois domaines jugés cruciaux par les acteurs de l’entreprise : le sport, l’anglais et l’économie. Considérons la problématique inattendue du sport. Pour les professionnels, les étudiants n’ont pas l’esprit de compétition ; ils n’expriment pas la « soif de gagner » et le plaisir de se mesurer aux autres. La pratique d’un sport nous apprend que l’adversaire n’est pas un ennemi mais un partenaire qui permet de se mesurer pour mieux se dépasser. Lorsque l’on se mesure à un partenaire trop fort, alors on perd tout le temps et ce n’est pas intéressant. Lorsqu’il est trop faible, on gagne à chaque fois et ce n’est pas motivant. Ainsi, la compétition implique l’autoévaluation dans la confrontation permanente et assidue. La compétition, l’autoévaluation, le benchmarking, c’est précisément tout ce que l’on veut bannir à l’école et dans les universités au nom d’un moule unique qui offrirait la même qualité de formation partout sur le territoire. Au point que le débat sur l’opportunité de donner des devoirs à la maison ou de maintenir un système de notation est récurrent. Il ne faut surtout pas traumatiser nos enfants ! Et je n’ose parler de la place du sport à l’université, sans commune comparaison avec le sport universitaire dans les universités américaines. Pensez au parcours de cette américaine, issue d’une fratrie de sept enfants, Pat Russo, et qui dirige aujourd’hui le numéro deux mondial des télécoms (Alcatel-Lucent), une entreprise du CAC 40. Pat Russo n’a de cesse de le répéter : « j’aime la compétition, j’aime gagner » [1]. Réaction primaire d’une américaine attardée ? Pour s’imposer dans ce milieu d’affaires très masculin, elle a sans cesse affronté ses frères sur les terrains de football, de basket et de hockey sur gazon du New Jersey. Si son cursus universitaire remarquable lui a donné les compétences, la pratique assidue du sport lui a donné un état d’esprit compétitif, adapté au fonctionnement réel des entreprises. La semaine dernière, j’étais invité à faire un séminaire sur l’économie du sport et du loisir sportif en STAPS à l’université de Montpellier I et j’apprends qu’un colloque était organisé sur le thème de « l’idéologie ultra-libérale comme menace pour les formations sportives »… L’enseignement du sport est à la dérive dans le système français, alors on accuse le libéralisme. Comment peut-on corriger nos faiblesses quand on est à ce point aveugle ? Abordons la question de l’anglais. Le constat des professionnels est unanime : nos étudiants ne sont pas à l’aise avec l’anglais. Alors, les étudiants vont rejeter toute opportunité d’embauche à l’étranger. Ces propos m’ont fait pensé à une inspectrice de l’académie qui considérait que l’école publique ne devait pas être « complice de l’hégémonie américaine » en systématisant la pratique de l’anglais dans les écoles primaires. Cela me laisse songeur. Mais ce processus est révélateur d’un problème plus profond concernant la mobilité dans notre pays. L’inspectrice d’académie considère sans doute que les enfants de l’école du village vont trouver demain du travail dans leur village. Pourtant, cela n’est pas plus vrai aujourd’hui que cela ne l’était du temps de nos parents. Venons-en à l’économie. Il y aurait des pages et des pages à écrire sur la catastrophe française en ce domaine [2]. On demande aux électeurs de se prononcer sur des programmes et des problématiques économiques à un moment où ils sont de moins en moins éclairés en ce domaine. Les professionnels sont consternés par le niveau d’inculture économique des lycéens et des étudiants de manière générale. L’inculture économique, c’est dans le meilleur des cas ! Car globalement, le système éducatif distille une véritable culture anti-économique, une contre-culture ou plutôt, une « alter-culture » unique au monde au point que les étudiants ne comprennent rien à l’entreprise. Ils confondent charges, chiffres d’affaires et bénéfice. Ils pensent qu’un patron s’en met plein les poches. Les étudiants les plus zélés assimilent l’entreprise à un lieu d’exploitation, jamais à un outil de création de richesses. Et les lycéens et étudiants, encouragés par leurs professeurs, s'organisent en syndicat et déclenchent des grèves... alors qu'ils n'ont pas encore un travail ! Finalement, notre rapport collectif au sport, à l’anglais et à l’économie est le symptôme d’un mal terrible, susceptible de terrasser tout un pays qui refuse d’entendre le diagnostic et d’en tirer toutes les conséquences. Dans ce domaine, où l’avenir de nos enfants se joue, une rupture s’impose. [1] Le Point, 30 novembre 2006, n° 1785 : p. 94. [2] Caccomo J.L. « La troisième voie : impasse ou espérance », Editions Les Presses Littéraires, à Paraître.

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  8. ET POURQUOI DONC ALORS ??? Sur les conseils de Manuella Kant, à compter de ce jour, je cesse toutes publications et partages concernant mon affaire avec l'université de Perpignan. ET POURQUOI DONC ALORS ??? Manuella m'a, jusqu'à ce jour judicieusement conseillé et je continue à lui faire confiance pour l'avenir... Elle est toujours restée en retrait afin que je puisse avoir la " UNE ", et il est maintenant temps pour moi de la laisser s'exprimer seule pour son affaire qui concerne aussi l'université de Perpignan. Je reconnaîs avoir été souvent " lourd " pour elle ainsi que pour vous, mais c'était la seule façon que je voyais afin d'attirer l'attention de tout le monde sur les injustices que j'ai subies de par mon passé (et je vous en remercie à toutes et à tous). Le reste de l'université restant muet sur tout ce qui nous est arrivé...A croire que personne n'a été lésé et ce, à aucun moment.... Je dois vous avouer qu'elle m'a été, tout au long de ces dernières années, d'un réconfort et d'une aide très précieuse, pourquoi ???? Car elle a toujours cru en moi et m'a soutenu contre vents et marées ... Elle est une des seules qui ne m'a jamais regardé comme un fou, mais comme l'homme naturel que je suis et ai toujours été. Manuella, quant à elle, a subi des préjudices autres que les miens mais non des moindres, et n'en n'a jamais trop étalés sur sa page... Pourquoi ? car elle n'est pas femme à se lamenter et reste discrète malgré les assauts répétés à son égard de la part de l'université de Perpignan représentée par Fabrice Lorente qui ne la lâche pas d'un pouce. Encore aujourd'hui, j'ignore moi même pratiquement tout de sa vie privée, n'osant non plus lui demander, vu sa pudeur. Par contre, je sais très bien qu'elle s'évertue à tenir sa tête hors de l'eau malgré les poussées de la part des derniers présidents d'université qui se sont fait un malin plaisir à essayer de la noyer financièrement. En effet, Manuella a, en sa possession des documents accablants prouvant que l'université de Perpignan a cautionné un cursus inexistant, donc, illégal !!! Ce diplôme de catalan n'existant pas, le cursus n'est qu'une utopie !!! Années concernées : Bien avant 1998 et ce, jusque 2005 inclus... Heureusement que ses connaissances juridiques lui ont permises de provoquer une audience en difffamation éxigée par Fabrice Lorente au sujet des publications sur MANUELLA KANT ! Ce qui était le but du jeu...Afin que tout le monde sache ! justice comprise.... Vous êtes perdus ??? Voilà brièvement l'explication : Puisque la " Montagne " ne vient pas à Manuella.....Manuella ira à la " Montagne " .... Pourquoi Fabrice Lorente a-t-il refusé de rencontrer Manuella lorsqu'elle lui a demandé un entretien par L.R.A.R. (lettre recommandée avec accusé de reception) ??? POURQUOI ??? Je cède donc la place sur la page de l'équipe Manuella Kant pour la suite, et ce jusqu'au 24 octobre 2017, jour du verdict me concernant !!! Mes publications sur la page de Manuella étaient des appels au secours car personne ne voulait entendre la vérité sur ce qui m'est arrivé et j'espérais avec le nombre de personnes consultant sa page, que je réussirais à attirer l'attention sur ce qui se passe souvent sous les yeux de tout le monde sans que personne ne voit rien, ni ne bouge !!! Je souhaite de tout coeur à Manuella de réusssir à tisser un dialogue avec Fabrice Lorente qui, on ne sait pourquoi, s'y est toujours opposé jusqu'à ce jour, et cela, malgré les demandes répétées de cette dernière. Voici mes confessions.... Merci Manuella Kant ! ET VOUS ...QUOI D'ANCIEN ???

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  9. Nombreux sont ceux qui considèrent que la France est menacée par l’économisme ambiant et l’ultra-libéralisme matérialiste. Un pays écrasé par les charges, bloqué part les grèves et la rue, et plombé par le record des prélèvements obligatoires qui font implosé son économie, n’est certainement pas menacé par le libéralisme, mais par le collectivisme rampant. Quand on sait qu’en l’espace de cinquante ans, l’emploi public a progressé dix fois plus vite que la population française et que la dette publique accumulée depuis vingt ans dépasse 5 400 milliards de francs, on peut douter que le plus grand danger pour notre pays soit une dérive ultra-libérale. C’est bien plutôt l’ultra-étatisme, et ses graves conséquences sur le sens de la responsabilité individuelle, qui constituent la plus grande menace pour notre société. Ce que l’on dénonce habituellement dans l’économisme, c’est en fait l’instrumentalisation et la manipulation de l’économie par le pouvoir. Les taux de croissance globaux, les indices du coût de la vie ou autre taux d’inflation, les grands agrégats macro-économiques sont des créations statistiques au service de l’interventionnisme économique ; elles contribuent à donner une image mécanique et inhumaine de l’économie qui ne reflète que très partiellement la réalité économique. Car, le véritable objet de la connaissance économique n’est pas dans l’élaboration d’une panoplie de statistiques officielles plus souvent flatteuses, par construction, qu’objectives ; le véritable objet de la science économique, c’est le choix humain. La science économique est une science du comportement humain, et du comportement dans ce qu’il a de typiquement humain : la prise de décision. La déviation de l’économie en économisme, c’est bien là le plus grand danger ; c’est celui du constructivisme qui veut que les hommes et femmes politiques aient la prétention de produire de l’emploi, du social, de la solidarité, de la culture et, pourquoi pas, du bonheur ! Ce faisant, l’Etat se substitue progressivement – en l’évacuant - à la responsabilité individuelle. Or, l’économie ne peut que tomber en panne lorsqu’il y a défaut de décisions individuelles. L’économie ne peut fonctionner dans l’indécision généralisée car elle suppose prise de risque, donc prise de responsabilité et seuls les individus sont de nature à agir et à assumer les risques. Le principe de précaution poussé à son extrême cultive l’illusion du « risque zéro ». Mais, sous le prétexte de protéger les individus d’eux-mêmes, l’Etat détruit en même temps ce qui fait l’identité, la spécificité et la dignité des personnes : leur aptitude (qui doit être développée à l’école) à faire des choix et à assumer les conséquences de leurs propres actes. Le « risque zéro » entraîne la « responsabilité zéro » ; et l’empire de la responsabilité collective l’emporte peu à peu sur le domaine de la responsabilité privée. Désormais, les individus attendent non seulement l’autorisation de l’Etat et de ses administrations pour nombres d’actes « économiques » ; mais, ils voudraient que l’Etat décide à leur place. Ils préfèrent l’assistance administrative à la trop fameuse « dictature du marché ». Car, le marché existe à partir du moment où la concurrence existe et lorsque concurrence il y a, le consommateur se trouve devant la nécessité – l’embarras ?- de choisir. Assurément, le choix entraîne le doute, c’est-à-dire la crainte de faire le mauvais choix. Avant la libéralisation des télécommunications, certains experts nous expliquaient que les gens seraient perdus devant la multiplicité des offres et des tarifs. Autant de prétextes incongrus pour éviter la libéralisation et la fin des monopoles qu’elle implique. Cet argument pourrait s’appliquer dans le domaine éducatif ou de la santé où l’on ne veut pas rendre la liberté de choisir aux citoyens sous le fallacieux prétexte de les protéger d’eux-mêmes. Cependant, les hommes grandissent en faisant des choix. Certes, l’erreur est humaine ; c’est justement pour cette raison que les hommes apprennent et s’adaptent à travers leurs différents choix qui s’inscrivent dans un processus continuels d’essais et d’erreurs. Là est le propre de la rationalité humaine : les hommes ne sont pas des êtres infaillibles et omniscients mais ils retirent des leçons de l’expérience, à condition d’être en situation de faire des choix, c’est-à-dire à condition d’être libre. Cet apprentissage constant est au cœur du principe de concurrence et est à l’origine de l’amélioration progressive des techniques et l’affinement des choix. C’est pourquoi des économistes comme Friedrich Hayek ou Gary Becker préfèrent définir la concurrence comme un « processus de découverte » (Hayek) ou un « principe d’amélioration » (Becker) plutôt que comme un système de « lutte pour la survie ». Si, par un usage abusif du principe de précaution, on en vient à étendre le domaine de la réglementation et de la bureaucratie, alors on finira par neutraliser ce processus de découverte et les hommes n’auront plus l’occasion de choisir et de prendre des risques. Ils perdront ainsi la capacité d’apprendre donc d’évoluer mais ils prendront, en même temps, le plus grand des risques en s’en remettant à un Etat tout puissant lequel reste géré et piloté, en dernière instance, par des hommes et des femmes susceptibles eux aussi de se tromper. Et comme les bureaucrates et les dirigeants n’assument pas les conséquences de leurs actes, ils sont susceptibles de se tromper souvent. Or, à la différence des choix privés qui n’engagent que leurs auteurs, les choix publics engagent toute la nation . Et, en toute bonne logique, s’il fallait appliquer systématiquement ce fameux principe de précaution alors il nous faudrait tous nous repentir rapidement. Car le pari pascalien décline à sa manière le principe de précaution : rien ne me prouve que Dieu existe mais rien ne me prouve qu’il n’existe pas ; je prendrai donc un grand risque à considérer qu’il n’existe pas alors que je n’ai rien à perdre à avoir la foi. C’est un usage philosophique et spirituel du principe de précaution qu’un Etat-providence ne saurait encourager car l’Etat-Providence a justement la prétention de se substituer à la providence elle-même. [1] Economiste à l’université de Perpignan, interné contre son pré au nom du « principe de précaution » par le président de son université, et mis en examen pour diffamation pour avoir osé se plaindre.

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  10. Monsieur le Défenseur des Droits, Monsieur le Ministre, Maître de conférences d’économie à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) depuis 1999, je voudrais, par la présente, vous faire part d’une histoire douloureuse, en vous relatant des événements dont j’ai eu à souffrir, m’ayant atteint profondément dans ma personne et constituant une violation de la dignité humaine. Ils sont liés à mon activité d’enseignant-chercheur à l’Université de Perpignan. J’ai toujours été un enseignant-chercheur engagé, signant de nombreuses chroniques économiques dans des revues et des journaux et participant aux débats d’idées. J’ajoute que je n’ai jamais eu de problème particulier dans mes relations avec la direction de l’Université. En 2009, à la suite d’événements familiaux difficiles et de deux ruptures douloureuses, j’ai traversé une période très délicate entraînant un état dépressif. Deux collègues de l’Université m’ont conseillé alors de faire soigner ma dépression dans le centre hospitalier Léon Jean Gregory, à Perpignan, et m’y ont conduit. Mon épouse est parvenue à m’en faire rapidement, sortir, sous réserve d’un traitement approprié. Suite à un malaise, j’ai été conduit aux urgences psychiatriques de l’hôpital de Perpignan, puis au centre psychiatrique de Thuir. Mes demandes successives pour quitter ce centre ont été refusées. J’ai été retenu pendant une année complète et j’ai passé ensuite quelque mois en hôpital de jour et CATTP l’OASIS de Perpignan. En juin 2012, j’ai été autorisé à quitter ce centre et j’ai pu reprendre mon poste pour participer à la rentrée universitaire de septembre 2012. Durant un semestre, j’ai assuré mon service sans aucune difficulté. INTERNEMENT A LA DEMANDE DE LA DIRECTION DE L’UNIVERSITE : En février 2013, un infirmier du Centre psychiatrique de Thuir est venu me chercher, invoquant un contrôle de routine. Je l’ai suivi sans méfiance, mais, une fois arrivé au centre psychiatrique, on me notifie mon internement, à la demande du Président de l’Université, Fabrice Lorente, et ce pour une durée indéterminée. Les conditions de ce second internement seront très dures : je suis dévarié par les traitements médicamenteux qui me sont infligés ; je deviens incontinent ; je perds mes dents et mes ongles. Je suis nourri par la contrainte ; il m’est impossible de trouver le sommeil car ma chambre est visitée toutes les heures pour prévenir une éventuelle tentative de suicide. Je subis des brimades sexuelles. Mon médecin psychiatre me déclare un jour : « vous avez fait beaucoup de dégâts à l’Université de Perpignan, peut-être vous faudra- t-il changer d’emploi ». Je suis amené menotté chez le juge des libertés. Le motif invoqué par l’Université pour mon internement est le « principe de précaution » et la direction de l’Université prétendra avoir agi « pour mon bien ». Ce second internement, tout à fait illégal, est demandé par un Président que je ne connais pas et avec lequel je n’ai aucune relation d’antériorité. De surcroit, un seul certificat médical émanant de mon lieu d’internement sera produit par un médecin de l’hôpital de Thuir, par ailleurs conventionné avec l’Université de Perpignan. Après un séjour d’un an et demi approximativement, le centre psychiatrique de Thuir me transfère à la clinique Rech de Montpellier pour procéder à des séances d’électrochocs (12 au total, chacune sous anesthésie générale). Il n’est en effet pas possible de les mettre en œuvre à Perpignan. Je vais y échapper grâce à la conscience professionnelle et à l’intégrité du psychiatre de la clinique de Montpellier, le docteur Billet. Il décide, après examen, de ne pas y avoir recours. Il s’ensuit un séjour de 2 mois pendant lequel je suis progressivement sevré des médicaments. Le psychiatre me déclare ensuite apte à reprendre le travail et me libère. A la différence de mon séjour à Thuir, je suis traité avec beaucoup de courtoisie ; une attention importante est portée à mon bien-être. Je reprends ensuite mon travail à l’UPVD en septembre 2014. NOUVELLE TENTATIVE D’INTERNEMENT : En janvier 2015, le Centre Hospitalier de Thuir envoie des infirmiers à mon domicile, à nouveau à la demande de la direction de l’UPVD. Je refuse de les suivre et alerte immédiatement plusieurs personnes. Je signale ici qu’un internement d’office n’a pas été possible, les infirmiers repartant face à mon refus. A partir de là, le harcèlement prend le relais de l’internement. Le Président demande alors à la médecine du travail de me convoquer. Je consulte le cadre de santé accompagné d’un témoin. Je subi à nouveau des menaces. A cette occasion, le médecin me recommande de « ne pas faire de vagues dans l’intérêt de tout le monde ». Alors que je me plie au suivi médical de Montpellier, le cadre de santé m’informe que c’est la DRH de l’Université (Directrice des Ressources Humaines) qui est à l’origine de cette nouvelle tentative d’internement. Je vais la voir. L’entretien se passe mal, elle me traite d’« alcoolique et mythomane », tout en ajoutant que « l’Université s’inquiète pour moi ». Cette nouvelle tentative d’internement a généré en moi un état d’angoisse qui perdure. Ayant déjà subi une longue période d’arrêt-maladie, une nouvelle interruption de plus de trois mois suffirait à me faire perdre mon poste et mon statut d’enseignant-chercheur, eu égard à l’état du droit qui régit les arrêts de maladie dans la fonction publique universitaire. Compte tenu de cette nouvelle tentative, j’ai intenté un recours en responsabilité devant la juridiction judiciaire. L’assignation est transmise en février 2015 aux parties concernées ; les audiences ont commencé en juillet 2015. Cependant, plusieurs personnes ont été convoquées par la police : le Président de l’Université, la Directrice de l’IAE (Institut d’Administration des entreprises), la Directrice des ressources humaines, plusieurs responsables administratifs, ainsi que certains collègues. L’affaire est en cours. Depuis, le président de l'université et la directrice de l'IAE m'ont fait mettre en examen pour diffamation ; j'ai été déclaré en faillite personnelle à la Banque de France en février 2016 et, enfin, j'ai été expulsé de mon appartement en juin 2017 manu militari sur ordre du préfet. Je suis donc un économiste, titulaire de mon poste depuis plus de 20 ans à l'université, mais SDF dans mon propre pays. Je précise enfin que la direction de l’IAE ne m’a jamais rendu mes responsabilités administratives et pédagogiques et que sur le plan personnel j’ai perdu la garde alternée de mes trois fils. Je vous demande, Monsieur le Défenseur des Droits, d’intervenir pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire si douloureuse pour moi, afin de déterminer de manière précise l’implication de la direction de l’Université de Perpignan –le Président et ses collaborateurs–, dans la grave illégalité que constitue cet internement abusif. Je reste à votre entière disposition pour vous transmettre toutes pièces utiles et tous renseignements complémentaires pour l’instruction de ce dossier. Je vous remercie pour tout l’intérêt que vous voudrez bien porter à ce courrier. Veuillez agréer, Monsieur le Défenseur des Droits, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations respectueuses.

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