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  2. Monsieur le Juge, Messieurs les Huissiers, J'ai bien reçu vos trois avis de passage me menaçant d'expulsion, en ayant recours à la force publique si nécessaire. Pour votre information, à cause de l'affaire judiciaire qui m'oppose à mon employeur, le président de l'université de Perpignan, je suis en faillite personnelle, enregistré à la Banque de France depuis le 12 février dernier. J'ai donc suivi les instructions de la BF, notamment en ne payant pas les deux mois de loyer de retard, réclamés par mon propriétaire, qui ont été intégrés dans le plan d'épuration que me propose la Banque de France. Le propriétaire n'a rien voulu savoir. Compte-tenu de ma situation actuelle - je paie le prix de mon intégrité -, je suis en droit de craindre à nouveau le pire... après avoir subi deux internements psychiatriques abusifs (36 mois), une troisième tentative d'internement que j'ai pu bloquer et deux attaques en diffamation de la part de mon employeur parce que j'ai eu le tord de parler... Je suis témoin assisté, sous protection judiciaire. En contribuant à mon expulsion, sans tenir compte de ma situation financière, mon propriétaire me met en danger, ce qui constitue une obstruction à l'instruction judiciaire menée par la juge d'instruction. Transmis à qui de droit... Cordialement,

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  3. Je m’appelle Jean-Louis et j’ai 51 ans. J’ai longtemps attendu pour écrire ces lignes mais je voudrais que mes fils, qui entrent maintenant dans la vie, soient fiers de leur nom, moi qui ai si longtemps eu honte de le porter, sans doute à cause du regard sévère de mon père disparu que je croyais toujours décevoir. L’histoire que je vais vous raconter maintenant est l’histoire de ma vie, tout y est vrai même l’impensable car personne ne veut jamais me croire, même les plus intimes, au point que, au moment où j’écris ces lignes, je suis dans un hôpital psychiatrique et je me bats désormais en justice contre ceux qui ont comploté pour m’y enfermer deux fois 18 mois, 36 mois d’isolement pendant lesquels j’ai été sciemment privé de ma vie et de tout contact avec l'extérieur. Finalement, je peux affirmer que j’ai réalisé mes pires cauchemars, toutes mes frayeurs d’enfants angoissés par le devenir. Je suis peut-être en mesure de réaliser mes plus beaux rêves mais l’on m’en veut aussi pour cela. Quand on revient trois fois de l’enfer (Tsunami, psychiatrie), plus rien ne peut plus vous atteindre. Quand on a été porté pour mort, on revient à la vie grandi et on comprend que tout est possible. Je sais dans ma chair que le pire peut se produire à chaque instant, alors il faut aussi provoquer les conditions du meilleur. On a coutume de dire que l’on a qu’une seule vie. Non, en fait, on vit plusieurs fois, comme les chats. Je m’en vais vous le démontrer en espérant vous convaincre que je ne suis pas fou, pas au sens médical en tout cas, mais juste fou de la vie, et pas dans la norme, çà c’est une certitude. J’ai grandi avec l’envie urgente de quitter le domicile familiale, la peur et la haine au ventre. Ma grand-mère maternelle, que je n’ai pas connue, a craché sur moi à ma naissance parce que ma mère n’était pas sicilienne comme mon père. A l’issue de mon collège, le conseil d’orientation a convoqué mes parents pour les informer qu’il s’opposait à mon passage au lycée, en mentionnant que « je n’étais pas fait pour les études ». Je prenais la première claque de ma vie, découvrant que tous les adultes étaient contre moi. Je suis issu d’un milieu modeste. Ma mère est orpheline et mon père, immigré sicilien, arrive en France en 1962 et je viens au monde en 1963. Pourtant, je ferai mon doctorat de sciences économiques (option finances internationales) à Aix-en-Provence grâce à l’encouragement et à la valorisation de mon professeur d’économie du lycée de Digne qui me donna la passion de l’économie. Entre-temps, j’ai donné 20 ans de ma vie à une femme qui ne m’a jamais aimé, mais dont j’étais fou amoureux et qui me donna trois merveilleux fils. Mais, comme j’étais seul à l’aimer, je me suis toujours senti seul avec elle et être seul avec l’être aimé est la pire des solitudes. Je suis devenu maître de conférences à l’université de Perpignan, ce qui m’a permis d’écrire des livres, des articles et de beaucoup voyager dans le cadre de la coopération académique internationale. J’avais la soif de découvrir le monde, ayant peu de moyens pour financer mes études car j’avais quitté mon domicile à 18 ans et seuls des petits boulots et la musique me permettaient de vivre. Car je suis musicien depuis mon enfance, c’est ma passion et un don que je tiens de mon père. Dans le cadre de mes missions universitaires, j’ai découvert la Thaïlande et, en 2004, l’impensable s’est produit. Un tsunami emporta 230 000 âmes en quelques jours et j’étais en plein dedans, le lendemain de Noël et de ma sortie en plongée, sur l’île de Kho Pee Pee avec mon fils aîné Robin de 10 ans. Après ce jour, plus rien n’a été comme avant. Moi qui avait connu une ascension continue qui m’avait porté au sommet, j’allais entamer la chute, comme si la vague mortelle et sournoise, à laquelle j’avais échappé en Asie, ne me voulait pas me lâcher. Je devais mourir, je n’aurais même pas dû naître comme l’avait signalé, à sa manière, ma grand-mère sicilienne. J’ai enterré mon père quelques mois après le tsunami, puis, quatre ans plus tard, je me séparais de la mère de mes enfants, découvrant qu’elle entretenait une relation dans mon dos, ce qui confirmait mes pires pressentiments à son sujet. Mais le sort décidait de s’acharner sur moi. La vague était toujours derrière. En effet, sur mon campus, un étudiant chinois, armé d’un couteau, assassina une secrétaire en plein cœur. Il ne fut pas jugé mais déclaré irresponsable pour cause de schizophrénie, et interné en hôpital psychiatrique. Invoquant le « principe de précaution », les infirmiers sont venus me chercher pour me ré-interner une seconde fois, à la demande du président de mon université. Je n’en sortirais que 18 mois plus tard, échappant de justesse à 12 séances d’électrochocs et à l’invalidité permanente. Quand je suis sorti, en juin 2014, j’ai demandé à voir mon dossier médical que j’ai soumis à mes avocats car je sentais que quelque chose ne tournait pas rond dans la procédure d’internement. Attrape-t-on une maladie psychiatrique à 49 ans ? Il y a un mois, l’université a récidivé, déclenchant une tentative de ré-internement sans aucun motif, ce qui confirma mes pires craintes et fonda mes soupçons. C’est pourquoi je suis en justice aujourd’hui pour faire la vérité, obtenir réparations de tous les préjudices et réclamer justice. Ce n’est plus moi qui cherche à échapper à la vague aujourd’hui, je vais maintenant la déclencher. Mes fils, vous pouvez être fier de votre nom, votre père n’est pas fou, il a seulement une vie extraordinaire et je n’ai pas en avoir honte, mêle si cela attise la jalousie des médiocres et des envieux, une vie extraordinaire que vous allez enfin découvrir, même si aujourd'hui, vous ne me parlez plus...

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  4. Au terme de deux années d’enquête, je tenais enfin la clé. Et la réponse, aussi évidente qu’effrayante, me donnait encore la chair de poule. Deux femmes avaient œuvré à briser ma vie, une par pur intérêt et l’autre par amour : mais ni l’intérêt, ni l’amour n’excusent le crime. Quand je me suis marié avec Marine, après la séparation avec Pascale qui mit fin à vingt ans de vie commune, j’avais obtenu la garde alternée de mes trois fils et Marine avait aussi celle de sa fille. J’avais enfin une famille, recomposée certes, mais c’était celle que je m’étais choisie. Puis le désir d’enfant de Marine a tout fait basculé, précipitant ma vie dans l’enfer psychiatrique, situation savamment exploitée par mon ex et mon employeur. Enfermé à l’hôpital, le cours de ma vie m’échappait et mon mariage heureux ne dura que quelques mois, sans doute le plus court mariage de l’histoire. J’avais été hospitalisé une première fois, contre mon gré, en 2009, officiellement pour me protéger de Marine et de ses assauts de plus en plus violents, mais je ne savais pas pour combien de temps. En fait, la vérité était plus terrible pour moi. Comme je ne voulais pas d’enfants de Marine, celle-ci fit courir la rumeur que je la violais, ce que confirmèrent mes voisins. Elle raconta ces horreurs à sa mère, qui avait sans doute beaucoup à se faire pardonner, et cette dernière porta plainte contre moi : à ses yeux, j’étais le salaud de professeur d’université qui abusait de sa fille. Et je me suis réveillé, à la suite d’un coma, dans une pharmacie de mon quartier, aux urgences psychiatriques où je suis resté deux jours, avant d’être transféré à l’hôpital psychiatrique pour une durée de douze mois en enfermement, suivie de six mois en semi-liberté à l’hôpital de jour. Ce fut le premier séjour psychiatrique au cours duquel on me fit subir une véritable « castration chimique » à coup de prises répétées et forcés de médicaments psychotropes. N’avais-je pas été accusé de crime sexuel envers une étudiante, devenue ma femme ? Dans mon esprit, l’internement m’avait permis d’obtenir le divorce avec Marine et de me sortir de cette vilaine histoire, en me débarrassant d’elle. Dans l’esprit machiavélique de mon employeur, il servirait de prétexte à un second internement contre mon gré, par « principe de précaution », qui permettrait à Pascale de récupérer mes fils et une pension et au nouveau président de l’université, d’installer ses pions en sabotant mes dix années de travail acharné au service de cette université. Pascale et mon employeur étaient objectivement les grands gagnants de mes malheurs. Je n’aurai désormais plus qu’une seule idée : les faire payer. Mais il faut croire que je suis protégé par les anges, anges et démons qui font trébucher ma vie au plus profond comme ils me font rebondir par delà les étoiles. En effet, lundi dernier, je reçois un message d’une certaine Hélène. Elle a vu mes vidéos sur Internet et voudrait me rencontrer. En fait, son message venait juste de me parvenir à cause du piratage de mon compte Orange, mais il attendait déjà depuis des mois… Nous nous sommes rencontrés dans une bodéga du centre ville de Perpignan, et les révélations qu’elle me fit, document à l’appui, me troublèrent profondément, bien qu’elle confirmait ainsi mon intime conviction. Elle était étudiante à l’institut Catalan de l’université. Mais, en fait, cet institut, qui était de surcroit étranger, distribuait des diplômes, non validés par le ministère puisqu’ils émanaient d’un institut étranger, et tarifés à des prix non légaux. La secrétaire de cet institut avait l’intention de signaler la fraude au ministère. Certains étudiants de cet institut étaient devenus professeur à l’université à l’aide de ces faux diplômes. Hélène était menacée et harcelée depuis des années car elle détenait la vérité qui dérange tout le monde ici. Puis elle conclut sur ces mots terribles : - Monsieur Caccomo, en fait, c’est moi qui aurais dû être interné à votre place…. Vous avez servi d’exemple pour me faire taire. En effet, à l’occasion de l’affaire des faux diplômes de l’université de Toulon, je m’étais exprimé dans le Parisien – qui en avait fait sa Une – et sur BFM-TV, à la demande du journaliste Jean-Jacque BOURDIN. A ce moment, le président de l’université de Perpignan m’avait convoqué pour m’intimider, mais j’avais confirmé mes propos en me défendant de bonne foi : ce n’est pas celui qui dénonce les mauvaises pratiques qui salit l’image de l’université, mais ce sont ceux qui en sont à l’origine. Ce jour-là, mon sort avait été scellé : la secrétaire fut assassiné par un étudiant chinois - déclaré « psychopathe » - et je fus interné contre mon gré, sans aucun préavis ni jugement, par principe de précaution…

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  5. « Vous êtes la victime d’hommes qui pensent avoir raison, tout comme, un jour, vous pensiez avoir raison. Mais, la vérité, c’est que personne n’a raison ». – Furyo (David Bowie) « Seule la vérité peut affronter l’injustice » - Albert Camus/ Vous comprenez maintenant pourquoi je n’ai plus confiance aux hommes, et en particulier en la « justice » des hommes. Je me suis souvent trop sur les hommes, sans doute par naïveté, mais parce que j’ai tendance à attendre le meilleur d’eux-mêmes alors que je ne récolte que le plus souvent le pire. Et que dire des femmes qui ont traversé ma vie : elles m’ont d’abord offert le meilleur pour ensuite me faire subir le pire. Pourtant, j’ai soif de justice, non de vengeance, seulement de justice, la seule façon pour moi de tourner la page, et de vivre enfin ma vie, et non plus vivre – et me sacrifier – pour les autres. Mon fils m’avait agressé, cet été, en menaçant de m’interner alors que je lui ouvrais mon appartement. Mon employeur, que je connaissais à peine, m’avait fait interner contre mon gré, sans sommation, me dérobant ainsi ma vie, ma réputation et ma dignité. Enfin, la mère de mes enfants, devant madame le Juge, juste avant l’été 2015, m’avait traité de « malade dangereux » pour justifier le fait qu’elle voulait m’enlever la garde alternée, que j’avais obtenue en octobre 2009. Et elle avait gagné… Aujourd’hui, mes fils ne m’appellent jamais ; je suis dehors, mais je ne les vois jamais. A quoi bon la liberté, quand on est abandonné par les siens, prisonnier de la solitude. Mais, je n’ai jamais eu peur d’être seul car je l’ai toujours été. Il vaut bien être seul – et libre – que mal accompagné – et frustré… Finalement, cette situation n’était pas pour me déplaire ; je n’avais plus aucune attache et pouvait m’adonner, sans avoir de compte à rendre à personne, à mes passions : la recherche, la musique, le dessin et les voyages. Mais surtout, je décidai de mener ma propre enquête. Mon père aurait été fier de moi finalement : je faisais, en free lance, son métier de policier. Je n’avais donc confiance qu’en une seule personne : moi-même car je savais enfin, à 52 ans, qui j’étais. Après de longues heures passées à arpenter les soirées mondaines de Perpignan, en tant qu’universitaire estimé et reconnu, ou les soirées animées des cabarets de la côte en tant que musicien-chanteur, le hasard (provoqué) m’avait mis sur le chemin de mes tortionnaires... Je me suis aussi inscrit à tous les tournois de poker organisés par les casinos du département, et je jouais, chaque dimanche soir, au tournoi organisée par Véronique – une femme fantastique – au restaurant de nuit « Le Night ». Elle se faisait surnommée Véronight tandis que mon pseudonyme de joueur de poker était Nash. Je renouais ainsi avec mes amours de jeunesse car je vouais une réelle fascination pour ce jeu, qui me permettait de mettre en application la théorie des jeux qui a valu à John Nash le prix Nobel d’économie. Pour les non-spécialistes, il est important de préciser que l’appellation de la théorie des jeux s’explique par le fait que cette théorie économique a été conçue à partir de l’étude minutieuse et rigoureuse (mathématique) du comportement stratégique des joueurs dans les tournois d’échecs ou de poker. Ces jeux sont véritablement des jeux de guerre psychologique – tout comme la « guerre économique » qualifiée souvent de « guerre invisible » et qui fonde l’intelligence économique, dont je suis un spécialiste reconnu. La théorie des jeux a aussi des applications militaires, notamment dans l’élaboration des stratégies usitées durant la guerre froide. Face à des terroristes, c’est différent : il est impossible de prévoir le comportement de gens illuminés. L’économiste s’intéresse à la rationalité, donc à ceux qui agissent, non sans raison, mais justement motivés par une raison, souvent cachée, mais qui existe tout de même. La vie est un combat, une lutte permanente. Telle est la condition humaine. Une partie de poker, c’est une vie en raccourci, en accéléré, avec ses moments de bonheur et de plaisir, ses doutes et ses tensions dramatiques où tout peut basculer, où l’on peut tout perdre… Mais la roue tourne toujours, comme le dit si justement la sagesse populaire. Le principal objectif est donc de rester dans le jeu pour attendre son heure, car notre heure vient toujours. Il y a un moment crucial de votre vie où la providence vous distribue les bonnes cartes : à ce moment rare, il faut savoir jouer son jeu. The show must go on…Dès mes premiers tournois, au casino du Boulou, non loin de la frontière espagnole (Le Perthus) où j’aime à me rendre pour passer mes soirées, je me retrouvais à la table des finalistes au bout de six heures intenses de jeu, ce qui me permettait, au passage (et je ne crachais pas dessus) d’empocher un confortable multiple de ma mise initiale. J’ai aussi souvent perdu car, pour gagner beaucoup une fois, il faut savoir perdre modestement souvent. On ne perd jamais véritablement au poker, si on va au-delà de « l’illusion monétaire ». Comme dans la vie, plus je jouais, plus je récoltais une masse précieuse d’informations psychologique sur le profil de mes adversaires. Pour des joueurs qui se présentaient comme des « pros », je trouvais qu’ils parlaient beaucoup. En fait, ils parlaient trop. Pourtant, le silence est d’or et la loi du silence, c’est un principe de base dans la culture sicilienne. Ainsi, même quand je perdais, je gagnais des informations, j’apprenais. On apprend quand on perd car le succès ne vous met pas en question : on ne change pas une équipe qui gagne. C’est l’échec personnel qui nous conduit à nous interroger, et à nous faire évoluer, à la condition essentielle de reconnaitre ses erreurs, pour ne plus les commettre. Toute l’histoire moderne des innovations illustre ce principe dynamique : l’échec nous pousse à innover. Socrate a dit : « Connais-toi toi-même ». Le Samouraï a rajouté : « Connais bien ton ennemi, car il est ton miroir, ainsi tu te connaitras toi-même ».

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  7. La date de l’ouverture de mes procès contre le président de l’université de Perpignan et contre la mère de mes enfants avait été fixée pour le début du mois de juillet 2015. Je n’avais pas le droit de les perdre car je jouais ce que j’avais de plus cher au monde et ce pour quoi je me suis battu toute ma vie : mes enfants et ma liberté. J’étais dans le meilleur état d’esprit qui soit alors que mes adversaires me croyaient « fragile et instable ». Je ne me suis même jamais senti aussi heureux de ma vie : je reprenais enfin mon destin en main pour réaliser – soyons fou ! – ma destinée. Il est somme toutes terrible de penser qu’il nous faut vivre le pire pour apprécier les choses simples et ressentir au plus profond de son être que chaque instant de notre vie est un miracle, un don du ciel. Le samouraï dit que chaque seconde qui passe est une vie qui s’éteint. Je dis souvent à mes enfants que, puisque j’ai réalisé tous mes cauchemars, je vais maintenant m’atteler à réaliser tous mes rêves, qui seront à la hauteur de mes descentes aux enfers. Je n’avais pas de quoi avoir honte de mon parcours car j’en avais déjà réalisé un grand nombre de mes rêves, et ce fut sans nul doute la source de jalousie et de rancœur tenaces. J’avais terminé la rédaction de mon manuel d’histoire économique pour les éditions Ellipses dont la sortie était aussi programmée pour le mois d’août 2015, ce qui enchanta mon avocat car il serait difficile, pour mes adversaires, de dire que je n’avais pas repris mes activités professionnelles dans les meilleures conditions. Mais, au fond de moi restait tapie une tristesse car je ne comprenais vraiment pas cette haine violente déchaînée contre moi. Déjà, quand j’écrivais mes chroniques en liberté sur mon blog, je recevais des réactions violentes, suivies par des menaces de mort et je ne comprenais pas la raison de cette terrible incompréhension. En effet, même si j’ai horreur des étiquettes – mais les gens ont besoin de vous cataloguer, c’est plus fort qu’eux et cela les rassure- je me définis fondamentalement comme un humaniste libre, raison pour laquelle je n’ai jamais voulu appartenir à aucun parti politique malgré les incessantes propositions que j’ai toujours poliment repoussées. Comment garder mon objectivité de chercheur et ma liberté de penser si je me retrouvais à cautionner un programme politique que je ne pouvais approuver, qu’il soit de droite comme de gauche ? J’ai pourtant conseillé les hommes politiques qui voulaient bien m’entendre et il est vrai qu’ils furent plutôt de droite mais, à part quelques exceptions prés, aucun ne m’a jamais soutenu dans mes épreuves. J’ai appliqué le même principe dans la musique car je peux jouer du jazz, de la bossa-nova, du rock, de la pop-music ou du hard-rock, et enfin de la musique classique et j’apprends de tous ces styles. Pourtant, j’ai pu aussi observer que les musiciens eux-mêmes s’enfermaient volontiers dans des clivages castrateurs en s’affublant d’étiquettes réductrices. C’est ainsi que le musicien classique considère le rock comme du bruit, que le jazzman regarde de haut la pop-music tout comme le mathématicien pure qui considère que l’économie n’est pas une science noble ou le théoricien qui ne veut se rabaisser à faire des sciences appliquées. Et j’ai compris que, comme je n’appartenais à aucun camp, pour ne pas dire clan, je n’avais le soutien de personne et j’étais l’ennemi de tout le monde. J’en tirais aussi une leçon fondamentale. Dans toutes ces épreuves, j’ai pu observer que des gens, que je croyais très proches, étaient au mieux indifférents, ou avaient tirés partie de la situation, ou pire s’en étaient réjouis. Ma propre famille, par nature déjà éclatée et dont les liens étaient peu nourris à travers toutes années, avait paru soit désemparée, soit ravie de mes malheurs. Ma mère, déstabilisée, avait été approchée par le psychiatre de Perpignan, qui avait sauté sur l’occasion pour la manipuler, en déclenchant une procédure de mise sous tutelle à mon encontre qu’elle eut la lucidité in extremis de ne pas signer. Ma belle-sœur, qui avait toujours intrigué dans mon dos pour me séparer de mon frère, s’est aussi félicitée de ma chute aux enfers. Parmi mes collègues, j’avais observé un silence assourdissant alors que j’avais contribué au recrutement de la plupart d’entre eux et à la formation de deux d’entre eux qui étaient mes anciens étudiants. Le philosophe a dit que ce ne sont pas les paroles de nos ennemis qui sont les plus blessantes mais le silence de nos amis. J’étais désormais le vilain petit canard qui les empêcher d’évoluer dans leur carrière sans trop se poser de questions. Je mesurais le fossé béant entre les discours des « intellectuels », les belles paroles distillées aux étudiants dans les amphis puis la réalité des individus qui ne se mesure que dans les actes, et non dans les paroles, comme l’enseigne d’ailleurs la science économique, qui est aussi la science des choix. Mais choisir, c’est agir : c’est faire ce que l’on dit. Quand je pense à toutes ces épreuves, j’entends encore les propos du psychiatre de Montpellier. Selon lui, la vie est comme une échelle, mais nous avons plusieurs vies – comme les chats – et j’étais tombé d’une échelle où j’étais monté très haut – car j’ai la capacité de monter haut, avait-il précisé - mais ce n’était pas la bonne échelle de toute façon. Il fallait bien en redescendre d’une manière ou d’une autre. La chute était inévitable – car j’étais entouré par les mauvaises personnes - autant que salutaire. Maintenant, cette expérience me permettait de mieux m’entourer pour monter à nouveau plus haut, mais enfin sur la bonne échelle. Peut-être étais-je aussi enfin prêt à rencontrer la femme qui saurait me porter dans l’accomplissement de mon destin ? Elle devait certainement exister… mais je ne la chercherais pas cette fois, elle saura me trouver.

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  8. Je me suis installé dans mon nouvel appartement à la fin du mois d’août 2014. J’étais ravi d’emménager dans un appartement tout neuf, au troisième étage d’un immeuble situé à deux pas de l’université, dans une cité tranquille aux allures de petit village espagnol. La lumière du soleil, qui envahissait chaque pièce, était en harmonie avec la lumière qui émanait de moi à présent. Puis, j’ai pris rendez-vous la directrice de l’I.A.E, pour récupérer mon service d’enseignement statutaire. J’ai tout de suite senti un malaise au cours de notre entretien même si elle faisait mine de saluer mon retour. Elle m’affirma, en effet, que ce ne serait pas évident de récupérer toutes mes heures d’enseignement. Je lui expliquais gentiment que ce n’était pas mon problème et que je ne faisais pas la charité, ni ne réclamais des heures supplémentaires. En tant que fonctionnaire d’Etat jugé apte à la reprise du travail par le psychiatre de Montpellier, je devais obligatoirement effectué mon service statutaire au risque d’avoir des soucis avec la D.R.H. Après de vulgaires marchandages de boutiquiers, j’ai pu obtenir le service demandé sans pour autant récupérer certains cours qui me revenaient habituellement. Je me suis installé dans mon nouveau bureau. Mon ordinateur avait disparu, avec toutes mes données et mes archives accumulées depuis plus de quinze ans. A la place, on m’avait installé un ordinateur tout neuf mais totalement vierge. J’avais pris aussi un rendez-vous avec un avocat spécialisé dans les internements psychiatriques abusifs, à qui je voulais soumettre mon dossier médical car trop d’éléments me paraissaient étranges dans cette affaire. Je me suis ensuite rendu à l’hôpital de jour - l'Oasis - pour expliquer ma situation aux psychiatres de Perpignan qui avaient validés mes internements. Je fus reçu par le psychiatre, qui avait signé l’ordonnance des E.C.T (électrochocs). La tension était palpable mais je gardais mon calme. Je leur expliquai que j’allais une fois par mois à Montpellier pour ma consultation avec mon nouveau psychiatre et pour récupérer l’ordonnance nécessaire à l’obtention du lithium que je devais continuer à prendre à dose minimale. La nouvelle ne fut pas vraiment accueillie avec enthousiasme car il avait été convenu, avant mon séjour à Montpellier, que Perpignan reprendrait la prise en charge. Dans mon esprit, il était clair que je ne voulais plus avoir aucun lien avec les psychiatres de Perpignan et j’étais bien décidé à me faire comprendre. Visiblement embarrassé, le psychiatre me rétorqua : - Mais ce n’est pas pratique pour vous de vous rendre à Montpellier alors que nous sommes à deux pas de chez vous… Entre nous soit dit, le fait qu’ils soient à deux pas de chez moi ne me rassurait guère et la suite des événements allaient confirmer malheureusement mes craintes. Comme le psychiatre ne comprenait pas ma décision, et qu’il insistait lourdement, je lui fis comprendre que je préférais être suivi par des personnes compétentes, à l’écoute et efficaces, même si elles sont loin, plutôt que par des gens qui se sont acharnés sur moi au point de me détruire… Un silence lourd de signification s’installa. Finalement, le psychiatre abdiqua en lâchant ces mots : - Vous êtes libre du choix de votre médecin. - Il me plait de vous l’entendre dire... Je ne me sentais pas en sécurité et j’avais peur de sombrer dans la paranoïa. Il faut dire que, aux vues des éléments que je lui avais fourni – le dossier médical, l’expertise du psychiatre qui a validé mon internement contre mon gré et mon C.V -, nous avions entrepris une action en justice contre le président de l’université de Perpignan, qui avait fait la demande d’internement, et l’hôpital qui avait validé cette demande dans des conditions quelques peu légères, pour ne pas dire « douteuses ». Pour mon avocat spécialisé en ce domaine, un employeur n’avait pas compétence pour faire interner un de ses employés, à moins d’avoir une raison objective et très grave de le faire. Et encore, ce n’était pas aussi facile. Pendant que je subissais la dégradation et l’humiliation de l’internement, tout ce petit monde se retrouvait dans les dîners en ville, les galas de l’université, les missions à l’étranger ou les soirées plus obscures. J’ai même appris, non sans stupeur, que le président de l’université avait été reçu à l’Elysée pour y recevoir la médaille du mérite de la main même du président de la république. Les cours ont pris au début du mois de janvier 2015. Tout semblait bien se dérouler même si j’éprouvais une sourde angoisse qui gâchait quelque peu cette sérénité apparente. Quand je confiais ce malaise palpable à mes amis, leur expliquant que je redoutais une nouvelle hospitalisation, ils ne comprenaient pas mes inquiétudes et me reprochaient d’être devenu trop paranoïaque. Nous étions au milieu du mois de janvier 2015, un vendredi. Je suis heureusement sorti à 7h30 ce matin-là pour me rendre au bureau-tabac me fournir en cigarettes, avant d’aller prendre un café sur le campus. Je voulais préparer mon cours programmé pour dix heures. Je me suis installé dans mon bureau et mon portable sonna : c’était les infirmiers et le cadre de santé de l’hôpital de jour de Perpignan. Je leur ai demandé pourquoi ils m’appelaient à cette heure matinale. Ils ont répondu qu’ils étaient devant chez moi et qu’ils me cherchaient. Je faillis tomber à la renverse. Je me suis calé dans mon fauteuil en refermant mon bureau. J’ai dis que j’avais cours dans peu de temps et que je n’étais pas disponible. Alors, ils m’ont répondu : - Il semble qu’il y ait des soucis avec votre poste... J’ai tout de suite compris qu’ils voulaient me ré-interner. Je n’avais pas le choix et maintenant que je savais d’où venait le danger, je devais l’éradiquer définitivement, en ayant recours aux moyens légaux de la justice de mon pays, même si je lui faisais moyennement confiance. Mais, il était clair que je ne pouvais me résigner à vivre le reste de ma vie avec une telle épée de Damoclès. Cependant, la menace avait été clairement formulée et son origine toute aussi clairement identifiée : j'étais désormais en guerre...

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  9. Quand je me suis réveillé, je me trouvais dans une chambre où l’on est venu m’apporter à manger pendant trois à quatre jours. A l’issue du quatrième jour, j’étais autorisé à manger au réfectoire. Alors je suis sorti de la chambre et j’ai pris conscience que je me trouvais dans un hôpital psychiatrique, où je passerai plus d’un an. Ce que je ne savais toujours pas, c’est que, pour mon malheur, mais pour des raisons bien différentes que j’étais loin de soupçonner, ce ne serait pas le seul séjour. Ce serait le premier.... Là, abasourdi, j’ai eu le temps de découvrir l’enfer de la psychiatrie. L’isolement et l’internement sont la pire torture mentale pour un être humain, notamment pour un intellectuel avide de nourrir son esprit par des rencontres, des expériences et des voyages. Peu à peu, la notion du temps s’estompa, car les mêmes journées sans but se répétaient inlassablement, ponctuées par des nuits au cours desquelles il était impossible de fermer l’œil. Des patients criaient la nuit et les infirmiers de garde faisaient leur ronde toutes les heures en ouvrant les portes de chaque chambre pour surveiller les patients. Certains étaient tentés de se suicider, ce qui était arrivé à deux reprises durant mon séjour. J’avais du mal à nouer des relations avec les autres patients si bien que les infirmiers me jugèrent « asocial ». Pour eux, je devais me "fondre au groupe pour accroître mes chances de sortie de l’hôpital". Mon état physique se dégrada sous les effets secondaires des médicaments si bien que je ne voulais recevoir aucune visite. Je ne voulais pas que l’on me voit dans cet état, surtout mes fils même s’ils me manquaient terriblement. Personne de toute façon n’avait vraiment cherché à me voir sauf des rares amis. Mais, les médecins leur avaient déconseillés de venir en indiquant que je n’étais pas en état de recevoir des visites. Puis, les fêtes de Noël approchaient déjà. J’avais été hospitalisé en "urgence" et les psychiatres de l’hôpital estimèrent qu’il ne pouvait pas me laisser sortir. De ce fait, je n’avais préparé aucune valise et personne ne m’apportait des affaires. Alors, les infirmiers m'ont fourni des vêtements de sorte que je me trouvais le plus souvent en pyjama bleu ou muni d’habits usés, trouvés dans la remise de l’hôpital. Le jour de Noël, un infirmier est venu me chercher dans la chambre pour me forcer à venir avec les autres. Puis, il m’a installé sur une chaise au milieu de la salle de télévision qui servait de pièce centrale et il m’a coupé les cheveux à la tondeuse. A 20h, un buffet était servi pour les patients ; nous avons bu des jus de fruits et croqué quelques chips après le dîner au réfectoire et, à 20h30, j’étais au lit, tétanisé. Joyeux Noël…

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  10. On s’accomplit en réagissant avec sagesse aux difficultés qui pourraient nous abattre. Alain De Botton, Les Consolations de la Philosophie. En juin 2012, j’étais enfin libre et j’avais le temps de préparer les cours pour me remettre dans le bain de l’université. Je disposais de tout l’été devant moi. J’en ai profité pour reprendre contact avec Marie et nous avons réglé la question du divorce en une heure dans le bureau de l’avocat, nous promettant de plus nous revoir. Elle ne m’a rien demandé de plus. Au mois de septembre, j’ai donc pu faire ma rentrée une universitaire, non sans une certaine appréhension après ce que je venais de traverser (18 mois d'internement), mais la rentrée se passa dans les meilleures conditions. Tout le monde semblait soulagé et heureux de me revoir en forme. Il faut dire que, depuis toutes ces années que j’enseigne à l’université, j’ai malgré tout chaque fois le trac à chaque rentrée car je considère que rien n’est acquis dans ce travail. Enseigner n’a jamais été pour moi ni une routine, ni une contrainte. Il faut à chaque fois conquérir son auditoire si l’on veut faire aimer sa discipline. Je pensais à Charles Aznavour qui affirmait, qu’après plus de 50 ans de carrière, il avait toujours le trac avant de monter sur scène sinon il aurait arrêté de chanter. J’étais dans le même état d’esprit, étant aussi musicien. En cette rentrée 2012, la pression était spécialement accrue pour moi : difficile de revenir sur le campus quand on traîne une étiquette psychiatrique. J’avais l’impression d’être scruté par tout le monde, même par les inconnus. Pourtant, tout se passa bien. Aucun étudiant ne me fit de remarques déplacées. J’avais retrouvé mon travail, et mes fils étaient revenus vers moi puisque Marie était sortie de ma vie, mon état dépressif était définitivement écarté. J’ai donc arrêté d’absorber le Xeroquel d’autant plus que je ne pouvais plus m’en procurer faute d’ordonnance. On me le reprochera plus tard, mais je ne pouvais faire autrement, aucun suivi médical n’avait été jugé nécessaire. Sur le plan sentimental, j’étais si échaudé par mes expériences passées que je décidais de ne plus chercher à me lier à une femme et je multipliais les rencontres sans lendemain, juste pour le plaisir de partager des bons moments dans la confiance et le respect de partenaires consentantes qui étaient dans la même démarche que moi. Je voulais rattraper des années de frustrations et ces expériences m’ont beaucoup appris sur les femmes, mais surtout sur moi-même. Car, je découvrais en moi un potentiel refoulé que semblaient apprécier mes partenaires... C’était véritablement pour moi, à mon âge mûr, une rééducation sexuelle. Rétrospectivement, je pris conscience combien j’étais passé à côté de moi-même dans ma vie couple... Je pris goût à cette liberté nouvelle. Mes amis s’inquiétaient de me voir toujours « seul » alors que moi, je nageais dans le bonheur. Je n’étais pas seul ; j’étais libre et toujours invité par une amie différente dès que nous avions l’occasion de m’évader. Je pensais que la pire solitude, et je l’avais connu, c’est lorsque l’on se sent seul avec l’être aimé ou lorsque l’on est interné. Même, si de l’extérieur, d’aucun pouvait penser que je vivais des histoires superficielles, je me suis rendu compte que je ne suis jamais allé aussi loin dans l’intimité avec une femme en si peu de temps dans cette période là. Finalement, connaitre quelqu’un n’est pas affaire de temps et de durée mais d’intensité et de complicité. Bien-sûr, les psychiatres - et les bien-pensants - considéreront que je menais une vie de « débauché » alors que tout se passait dans le raffinement et le respect d’instants magiques qui vous apprennent beaucoup sur la nature humaine et le vrai bonheur qui échappe à la plupart des gens. Nous sommes tous en quête de la paix intérieure et de l’épanouissement et la plupart d’entre nous se le cache et passe à côté de leur vie, alors ils en veulent à ceux, les plus rares, qui y parviennent. Le plus étrange est que je côtoyais des couples installés et je les sentais visiblement usés et malheureux, comme je l’étais avant. Un mari m’a même dit un jour qu’il m’enviait à force de me voir entouré par de jolies femmes. Alors je lui ai répondu qu’il avait tout pour être heureux, du moins apparemment, une femme charmante, des enfants adorables et une magnifique maison. Il me confia que leur lit était froid comme une tombe et qu’il ne se passait plus rien entre lui et sa femme. Alors, je lui ai dit de la quitter s’il était malheureux mais, d’après lui, c’était impossible, il y avait la maison, les enfants, la pression des autres… Que pouvais-je lui répondre ? J’avais vécu moi-même dans une telle prison qui a les signes extérieurs du bonheur, mais qui vous tue à petit feu. C’est à cause de cela que mon père est passé à côté de sa vie et que j’ai failli en faire autant, mais on ne peut pas décider à la place des autres, il est suffisamment difficile de décider pour soi-même. C’est vrai que, durant cette période, j’ai multiplié les aventures d’un soir et les expériences érotiques avec la complicité active de mes partenaires toujours plus entreprenantes. J’avais tellement soif d’apprendre sur les femmes, leurs désirs cachés et leur façon d’aimer et d’être aimée, et surtout sur moi-même, en repoussant chaque fois mes limites. Mais, ce n’est pas tant que j’étais volage ou superficiel car j’ai souvent rencontré malheureusement des femmes qui se faisaient passer pour ce qu’elles n’étaient pas, dans le seul but de me séduire, mais avec le résultat de briser mes illusions à chaque fois que je m'enflammais. Et j’étais souvent déçu, allant de déception sentimentale en déception sentimentale, bien que dans leur lit, j’étais le plus souvent comblé et étonné même de ce que je pouvais découvrir. Je récoltais le fruit délicieux de la soif de tant de femmes frustrées par les conventions. Alors je les remercie aussi car, grâce à elles, je me suis révélé et épanoui comme un amant passionné, apprécié et fougueux. Mais secrètement, j’espérai l’âme-sœur, qui ne venait jamais… Et puis, ils sont à nouveau venus me chercher...

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